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Fête du citron : les tops et les flops du cru Bollywood

Mis à jour le 04/03/2018 à 05:03 Publié le 04/03/2018 à 05:03
Le thème porteur a permis de limiter la casse vis-à-vis de la météo.

Le thème porteur a permis de limiter la casse vis-à-vis de la météo. Jean-François Ottonello

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Fête du citron : les tops et les flops du cru Bollywood

À la veille du terme de cette 85e édition, retour sur ce que l'on a aimé et moins aimé. Avec, on le sait, une météo défavorable et pénalisante lors de la seconde semaine de festivités

Un thème apprécié

De l'avis général, le thème de cette 85e édition a fait mouche. Bollywood customisé aux agrumes, c'est un consensus assuré auprès des visiteurs, visiblement loin de frôler l'overdose de citrons. Les couleurs chatoyantes et épicées de l'Inde trouvant un écho certain dans le mariage du fruit d'or avec l'orange.

Dès l'inauguration, les visages éberlués, presque hypnotisés, des curieux ont placé le curseur qualitatif de ce cru 2018 à un niveau rarement atteint. Des motifs dans les jardins Biovès toujours plus grandioses. Plus monumentaux. Plus fruités. Défiant parfois les lois de la gravité. Et sublimés par les jeux de lumières lors des deux nocturnes.

Côté corsi, les chars mobiles pouvaient paraître moins bluffants au premier regard que leurs homologues statiques des jardins. Mais le travail en coulisses pour leur donner vie n'en fut pas moindre. Loin de là.

Ce thème porteur a d'ailleurs permis de limiter la casse au niveau des chiffres et d'enregistrer une semaine exceptionnelle avant l'épisode neigeux doublé d'une vague de froid (lire plus loin). Pour les deux corsos en journée, 26 000 puis 19 000 personnes ont convergé vers la cité du citron (contre 16 000 puis 22 000 pour Broadway en 2017). Et pour l'unique corso nocturne du cru Bollywood, 9 000 visiteurs ont bravé la nuit (contre 7 760 l'an passé).

Autant dire qu'on attend avec impatience que le prochain thème soit dévoilé. Pour l'heure, le secret est jalousement gardé par les organisateurs de la Fête.

Les motifs sous la neige

Dame Nature a beau faire des caprices, la neige qui constellait les motifs d'agrumes donnait aux jardins Biovès des airs de petit paradis blanc. Les clichés d'agrumes aux teintes blanches ont inondé les réseaux sociaux, jamais avares pour mettre Menton sur le devant de la scène. De mémoire, il faut remonter à 1985 pour trouver trace d'un tel épisode neigeux durant la Fête du citron. Plus récemment, en 2010, mais de manière moins intense et plus éphémère.

Le travail des équipes municipales

« Rendre à César ce qui est à César. » Là où la ville de Nice fait appel à des carnavaliers, professionnels de cet art festif, la commune de Menton conserve l'organisation de la Fête du citron en interne. Hormis le montage des structures métalliques par une société spécialisée, tout est fait maison. À l'abri des regards indiscrets, dans les anciens abattoirs municipaux. Ou dans les jardins pour le montage et le fruitage des motifs. Un savoir-faire qui se renforce crescendo au fil des années. Avec, parfois, l'usage de nouvelles techniques comme cette année avec la mousse plastazote. Plus malléable, résistante et esthétique.

La météo

Rarement la météo aura autant joué les trouble-fête. Dame Nature y avait pourtant mis du sien lors de la première semaine. Mais depuis le 24 février, les mauvaises nouvelles pleuvent. Report puis annulation de la Holi Party, feu d'artifice et corso nocturne supprimés... De mauvaises conditions climatiques qui poussent les potentiels spectateurs de dernière minute à rester bien au chaud. Pire, certains visiteurs de contrées lointaines annulent carrément leur voyage. « Dix chambres réservées sur plusieurs jours ont été annulées. On souffre un peu. Pourtant, la fête commençait bien... », commentait, jeudi, Mathieu Messina, patron de l'Ibis Styles. Même constat chez Au Pays du citron, l'une des étapes incontournables pour tout touriste qui se respecte. « La deuxième semaine, on manque le coche. On note - 30 % du chiffre d'affaires. Jeudi, jour de corso, le magasin est normalement noir de monde. Là non », note Fabrice Puech, le responsable. A contrario, Jean-Claude Bineau des Confitures Herbin a limité les dégâts. « On a eu quelques annulations de groupes pour la visite de la fabrique lors de la période neigeuse. Mais ceux qui, en cas de beau temps, seraient allés prendre le soleil dehors et auraient fui notre magasin viennent visiter la fabrique et déguster les produits. Donc on s'y retrouve. »

Peu d'ambiance dans les tribunes

Au jeu des comparaisons, en admettant qu'il faille en faire, difficile pour la Fête du citron de rivaliser avec les soixante artistes de la brigade d'agitateurs de tribunes du Carnaval de Nice. Leur mission : galoper, gesticuler, distribuer des fleurs et taquiner le public. Utile pour cacher les moments de flottement du défilé. A Menton, le promenoir, fief des familles, est clairement the place to be pour tutoyer l'ambiance de près. Les tribunes, elles, semblent plus amorphes et mériteraient un poil plus d'ambiance dans les rangs.

Annulation du corso, le public pas au courant

Une fois la décision prise d'annuler le corso de nuit, les organisateurs ont bombardé la dite information par moult canaux : les réseaux sociaux, les médias, la radio 107.7, les tours operator, la sono sur le parcours... À 20 heures pourtant, on croisait quelques groupes visiblement pas informés. Errant dans les rues à la recherche de chars ou de fanfares. « Le souci, c'est qu'on n'a pas les réseaux sociaux », expliquait, confuse mais pas outrée pour autant, une femme et sa nièce. Une minorité, heureusement.


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