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Festival de vocalises pour la création des Musiciens du Prince

Mis à jour le 10/07/2016 à 05:04 Publié le 10/07/2016 à 05:04

Alain Hanel - OPéra de MOnte-Carlo

Festival de vocalises pour la création des Musiciens du Prince

En présence du prince Albert et de la princesse Caroline, la diva Cecilia Bartoli a inauguré l'orchestre dont elle est la directrice artistique

Vendredi soir, dans la cour du Palais Princier, au-dessus de laquelle scintillait un croissant de lune, ont retenti quelques coups de timbales.

Une musique solennelle de Haendel s'est élevée dans la nuit. Est alors apparue, telle une reine sur la galerie supérieure de la cour, la diva Cecilia Bartoli, enveloppée dans une robe de taffetas rose à la traîne imposante.

Ayant descendu le grand escalier d'un pas majestueux, elle est venue se placer devant l'orchestre sur la scène.

Ce soir-là, c'était l'orchestre qui était la vedette - un orchestre de répertoire baroque qu'elle a elle-même créé à Monaco avec des musiciens venus de divers pays d'Europe pour l'accompagner dans ses tournées à travers le continent, qui porte le beau nom de « Musiciens du Prince » et qui donnait là son concert inaugural.

Ouvert par le directeur de l'Opéra Jean-Louis Grinda, le concert s'est déroulé en présence du prince Albert II et de la princesse Caroline.

Dans un programme entièrement consacré à des airs de Haendel, la cantatrice a fait cascader ses divines vocalises aussi joliment que les boucles de sa brune chevelure. Les musiciens l'accompagnaient avec une délicatesse extrême, tissant de la dentelle autour de son chant. Ils jouaient sur des violons munis de cordes en boyaux, sur des flûtes en bois ou des trompettes sans pistons. Le clavecin, trop encombrant pour les futures tournées, avait été remplacé par deux luths dont la vision-même évoquait des tableaux Renaissance. L'orchestre n'était pas entraîné par un chef mais par le premier violon, Ada Pesch.

Au milieu du feu d'artifice des vocalises de Cecilia Bartoli, il y a eu un passage lent, comme une longue et sublime lamentation que l'ensemble du public a partagé avec émotion, et qui n'était autre que l'air célèbre de l'opéra « Rinaldo ».

A un moment, deux musiciens munis d'appeaux ont fait croire à l'intrusion de quelques oiseaux dans la Cour du Palais. Cecilia Bartoli a alors gazouillé de concert avec eux. Puis elle s'est amusée à dialoguer avec la flûte, le hautbois et la trompette.

Soudain, le trompettiste, s'est mis à improviser en jazz. A quoi Cecilia Bartoli a répliqué avec un… « Summertime » de Gershwin qui a mis le public en joie.

On le voit, la création de l'orchestre des « Musiciens du Prince » s'est effectuée dans la bonne humeur.

A présent, les « Musiciens du Prince » et la diva vont partir en tournée à travers l'Europe. Existe-t-il d'autres pays que Monaco où le chef d'État peut conquérir le monde en n'envoyant pas une armée de soldats mais un bataillon de musiciens ?…


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