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Festival de musique : un violon dans la nuit

Mis à jour le 06/08/2017 à 05:13 Publié le 06/08/2017 à 05:13
Un sommet de musique de chambre, hier soir, avec le violoniste Christian Tetzlaff.

Un sommet de musique de chambre, hier soir, avec le violoniste Christian Tetzlaff. Cyril Dodergny

Festival de musique : un violon dans la nuit

Deux personnes dialoguaient, il y a quelques jours, dans un restaurant sur le port, en commentant l'afflux des mélomanes au Festival de musique classique.

Deux personnes dialoguaient, il y a quelques jours, dans un restaurant sur le port, en commentant l'afflux des mélomanes au Festival de musique classique. L'un dit l'autre : « Il n'y a rien qui ressemble plus à du Mozart que du Ravel… Pour ceux qui n'y connaissent rien ! »

Voilà une belle façon d'évoquer par l'absurde la diversité de la musique classique. Dans cette diversité se reconnaît l'art des concertistes et se puise le bonheur des mélomanes.

Deux solistes d'élite ont donné hier soir une interprétation idéale de deux sonates de Mozart et de Ravel mais aussi de Chostakovitch et Janacek : le violoniste allemand Christian Tetzlaff et le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes.

Élégance amoureuse de la sonate de Mozart (dont le début a été perturbé par l'écho d'un feu d'artifice tiré quelque part dans le lointain), l'intensité de la sonate de Chostakovitch, les drames internes de la sonate de Janacek, composée pendant la 1re Guerre mondiale, la magie de la sonate de Ravel : tout y était dans l'interprétation des deux solistes. Le concert fut en qualité ce qu'on peut trouver de mieux en matière de musique de chambre.

Le programme avait beau ne pas être « grand public », le Parvis Saint Michel était quasi plein. Preuve que la qualité proposée par le Festival de Menton est payante. La musique était belle, les interprètes d'élite, le tout était enveloppé par la chaleur de la nuit. Quel festival !


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