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Fermé depuis 2017, le palais de Carnolès est de nouveau en travaux. On vous explique pourquoi.

Avant de procéder à la restauration intérieure du musée, les services ont dû s’attaquer au problème de gestion des eaux pluviales pour éviter de futures inondations sur le site.

Margaux Boscagli Publié le 26/01/2022 à 05:04, mis à jour le 27/01/2022 à 16:23
Creusé à 2m70 de profondeur, ce bassin de rétention doit assurer la pérennité des travaux effectués et préserver les œuvres du musée. Photo Jean-François Ottonnello

Il faudra encore un peu de patience avant de voir les travaux de rénovation intérieure du Palais de Carnolès débuter. Après la création de réserves externalisées, la restauration de la tour de la Noria, puis la réhabilitation des façades, les services municipaux se sont attaqués ce mois-ci à une phase essentielle pour la suite du chantier: l’évacuation des eaux pluviales, qui pose problème sur le site.

"C’était une obligation technique"

Le terrain est en effet sujet à des inondations récurrentes: jusqu’à 20 centimètres d’eau ont pu être constatés dans l’enceinte du bâtiment lors de forts épisodes pluvieux. Cela s’explique par la sous-dimension et l’encombrement des réseaux situés sous la route départementale, entre les avenues de la Madone et du Général-de-Gaulle.

"Il n’était pas possible de procéder aux sensibles travaux intérieurs qui doivent être menés sur le site sans régler d’abord cette question, souligne Christelle Cazenave, directrice générale des services techniques de la Ville. C’était une obligation technique car les collections du musée n’auraient de toute façon pas supporter l’humidité."

Depuis le 10 janvier, un bassin de rétention de 300 mètres cubes avec deux pompes de relevage a ainsi été creusé devant le palais, dans l’allée centrale. Il permettra d’absorber les eaux au cours d’épisodes pluvieux avec un débit de fuite de 23,5 litres par seconde.

 

Une opération à 350.000 euros

"En cas de dépassement, un bypass évacuera directement dans l’exutoire", précise la Ville. La fin de cette première étape - d’un coût total de 350.000 euros - est prévue pour fin février, voire début mars selon les aléas climatiques.

Dans un second temps, la Carf devrait ensuite conforter les réseaux d’évacuation en procédant à un nettoyage complet, entre l’avenue de la Madone et son exutoire au droit de la mer. Un système de brise-lames est aussi à l’étude.

Prochaine étape: l'intérieur du bâtiment

Une fois l’extérieur terminé, ce sera au tour de l’intérieur du palais d’être rénové. Une opération délicate car il s’agira de restaurer les salles du musée en respectant leurs identités historiques, ainsi que les frises et fresques d’antan qui ont été découvertes lors de la phase d’étude.

"Au niveau culturel, cela permettra de présenter au public l’histoire de ce palais. Il a été construit en 1717 par Antoine 1er Grimaldi, prince de Monaco, qui voulait alors une résidence d’été. On aura une muséographie renouvelée, plus contemporaine, mais qui met en avant cet aspect historique", note Françoise Leonelli, conservatrice du musée.

"De nouvelles salles devraient être aménagées, des expositions temporaires seront organisées, et la présentation générale du musée sera plus claire", ajoute-t-elle. Le parcours de visite devrait même être modernisé avec des écrans numériques.

C’est en tout cas ce que souhaite la Ville, qui entend porter un véritable projet muséal sur le site en associant le musée et le jardin environnant. Ce dernier s’offrira également un bain de jouvence une fois l’intérieur terminé.

Le coût des travaux de rénovation intérieure est estimé à 4 millions d’euros.

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