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Fabrice Allard, producteur : le muguet, c'est 20 à 25 % de mon chiffre annuel

Mis à jour le 30/04/2016 à 05:16 Publié le 30/04/2016 à 05:16
Fabrice Allard, 48 ans, horticulteur cagnois et rare producteur local de muguet.
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Fabrice Allard, producteur : le muguet, c'est 20 à 25 % de mon chiffre annuel

Il fait partie des rares producteurs locaux de muguet.

Il fait partie des rares producteurs locaux de muguet. Implanté chemin du Val-de-Cagne à Cagnes-sur-Mer, Fabrice Allard s'active depuis vingt-cinq ans sur l'exploitation familiale vieille de 80 printemps.

Une troisième génération dynamique et passionnée qui apprécie pleinement la folie florale du 1er mai. Même s'il avoue que « le muguet se greffe sur une période de très très forte affluence. En avril, mai et juin, j'embauche trois personnes en plus des six salariés que j'ai à l'année. De plus en plus, le métier se concentre sur trois mois. C'est l'évolution du marché qui veut ça. »

Parmi les « 80 cultures différentes » dont l'horticulteur dispose sur son terrain de 1,5 hectare, « le muguet n'est pas notre principale culture mais ça nous fait connaître. Et puis c'est une tradition bien ancrée et très agréable. » Et même après autant d'années d'implantation au sein du MIN fleurs, Fabrice Allard ne se fait pas d'illusion : « On met le prix dans la qualité. Si on ne donne pas de qualité au client, on le perd. » Uniquement vendu en pot, son muguet est du géant de Berlin qui provient… des bords de l'Elbe, près d'Hambourg (Allemagne).

« On est sur de la qualité bien supérieure, insiste-t-il. Cultivées au bord du fleuve, dans le sable, les griffes de muguet sont récoltées à l'automne et mises en caisse congelées. Elles me sont ensuite livrées comme ça. Fin mars, on plante les griffes huit jours dans l'obscurité totale, le muguet va monter pour chercher la lumière et le 8e jour on le découvre. Cela permet d'avoir un muguet bien homogène. » Et prêt pour le 1er mai. Plusieurs dizaines de milliers de tiges qu'il vendra en pot ou en composition. « On est là pour pallier le surpoids de travail des fleuristes », explique-t-il. Cultivé et vendu en un mois, le muguet apparaît comme une culture éclair. Mais il représente tout de même « 20 à 25 % de mon chiffre d'affaires annuel, estime Fabrice Allard. On ne peut pas le négliger. »


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