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Extension en mer : le caissonnier en action

Mis à jour le 21/11/2017 à 05:31 Publié le 21/11/2017 à 05:31
Non loin des navires flotte un colosse de béton de plus de 9000 tonnes, qui nécessite l'usage de grues exceptionnelles : 70 mètres de haut et une capacité de levage de 6.6 tonnes (contre 40 mètres et 3 tonnes habituellement).
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Extension en mer : le caissonnier en action

Les préparatifs du chantier de l'extension en mer se poursuivent à Marseille. Le premier caisson est sorti de son usine flottante. L'occasion d'aller jeter un œil à ce chantier très innovant

Sur la digue du large, au port de Marseille, flotte un gros bloc de béton. Un colosse minéral de plus de 9 000 tonnes. C'est le premier d'une série de 18 caissons (dont un avec une piscine à eau de mer) qui constitueront la ceinture de fondations de l'Anse du Portier, cette extension en mer qui fait gagner 6 hectares de terrain à la Principauté.

Le caissonnier Marco Polo une contraction de Marseille, Monaco, et Pologne, (pays dans lequel a été fabriqué l'engin) flotte lui aussi à côté. Un géant d'acier solidement amarré.

Contre les vents

Au total, 480 personnes travaillent à couler les milliers de mètres cubes de béton (3 223 exactement pour le premier caisson) durant plusieurs jours sans discontinuer. Ils assemblent et désassemblent les coffrages glissants, pour les faire monter le long des 252 mètres linéaires de murs intérieurs, au fur et à mesure que l'ouvrage voit le jour.

Un travail de titan, qui n'est pas facilité par la météo : « Depuis un mois, le vent souffle à plus de 100 km/h tous les week-ends, et au-delà de 72, nous ne pouvons pas faire fonctionner les grues », explique Eric Cheype, à la tête du projet chez Bouygues TP Grands travaux.

Pour réaliser ces parpaings géants, des tonnes d'acier sont nécessaires, et de plusieurs types. « Nous sommes astreints à une garantie de 100 ans sur ce projet, et c'est bien normal » confie Eric Cheype.

Merci Archimède

Au-delà d'un certain niveau, l'engin s'immerge pour faire flotter ce bloc, en partie creux. Un prodige réalisé par Archimède et sa fameuse poussée, et facilité par un ingénieux système digne des meilleurs pâtissiers : au fond du caissonnier, le tracé du bloc est dessiné sur une membrane. En pâtisserie, on utilise le même procédé pour faire des meringues ou des macarons. Et pour faciliter le décoffrage, les ingénieurs utilisent un peu d'huile naturelle.

Événement

C'est un tel événement que d'après Eric Cheype, « même ceux qui avaient terminé leur journée sont restés pour assister à la sortie » du tout premier caisson.

L'opération s'est faite de nuit. Les passages de navires génèrent trop de houle, qui rendrait l'opération dangereuse : imaginez une seconde un gros caillou de presque dix millions de kilogrammes, emporté par le courant !

Aujourd'hui, tandis que le Marco Polo a déjà démarré le coulage d'un nouveau caisson, le premier ouvrage est parti en zone de finition pour y fabriquer les poteaux qui serviront de brise-vagues. Puis il sera tracté vers la zone de stockage, qui peut accueillir cinq caissons.

La première pose à Monaco est prévue pour la fin du premier semestre 2018.


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