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Extension en mer: "La question de la renégociation des contrats ne se pose pas" selon le prince Albert

Mis à jour le 15/03/2018 à 22:52 Publié le 16/03/2018 à 09:00
"Construire sur la mer est forcément impactant sur le milieu naturel. L’objectif est de limiter cet impact le plus possible. J’ai souhaité que ce projet soit exigeant sur le plan environnemental."

"Construire sur la mer est forcément impactant sur le milieu naturel. L’objectif est de limiter cet impact le plus possible. J’ai souhaité que ce projet soit exigeant sur le plan environnemental." Photo Cyril Dodergny

Extension en mer: "La question de la renégociation des contrats ne se pose pas" selon le prince Albert

A la veille de ses 60 ans, le souverain est revenu sur plusieurs dossiers sensibles du pays, et notamment sur celui des extensions en mer.

Durant la campagne nationale, l’absence de logements domaniaux dans le projet d’extension en mer a été pointée du doigt. Une critique légitime?

En 2008, j’ai demandé au gouvernement de lancer un projet mesuré d’urbanisme en mer, en ayant à l’esprit l’intérêt général de la Principauté et la satisfaction des attentes de toutes les composantes du pays. Ce projet de 6 hectares fera l’objet d’aménagements pour l’usage du public. Dans cette promotion immobilière, les futurs résidents trouveront le cadre et la qualité de vie qu’ils recherchent.

Par ailleurs, l’extension du Grimaldi Forum profitera aussi à la Principauté et la rendra plus attractive encore en termes de destination de congrès, de tourisme d’affaires et d’expositions.

Enfin, pour répondre précisément à votre question, s’il n’est pas envisagé de logements domaniaux ici, la soulte conséquente de 400 millions d’euros, négociée par l’État avec le groupement d’entreprises en contrepartie des droits à bâtir, sera en partie destinée à conférer à l’État les moyens d’investir dans la réalisation de nouveaux logements domaniaux. Il n’est donc pas envisagé de modifier l’extension.

Le «nouveau» Conseil national entend renégocier certains aspects du contrat…

Même si rien ne perce encore la surface de l’eau et que les premiers caissons arriveront au mois de juillet, nous ne reviendrons pas sur ces accords qui ont été signés avec la SAM du Portier. La question de la renégociation, pour moi, ne se pose donc pas. Outre le fait qu’il est trop tard, ce n’est pas justifié. Stéphane Valeri a évoqué avec moi cette question lors de notre entretien, je lui ai fait part de ma position.

Le chantier, pas sa nature et son ampleur, n’est pas sans conséquences sur l’environnement marin du Larvotto. Ce sujet est prioritaire dans votre action politique. Les garanties des constructeurs vous paraissent-elles suffisantes?

Construire sur la mer est forcément impactant sur le milieu naturel. L’objectif est de limiter cet impact le plus possible. J’ai souhaité que ce projet soit exigeant sur le plan environnemental.

En préparation du socle qui va accueillir les caissons, les grandes nacres ont été déplacées; l’herbier de posidonies a été transplanté dans sa quasi-totalité, avec un suivi scientifique; des dispositions techniques ont été prises avec des murs amovibles, destinées à limiter au maximum les nuisances du chantier en mer.

Un comité de suivi environnemental, indépendant, a été mis sur pied, pour compléter le contrôle des services de l’État. Celui-ci formule des recommandations afin que l’infrastructure marine favorise l’implantation de nouvelles espèces. Par exemple, une étude a été menée sur la granulométrie du béton qui sera immergé, de telle sorte qu’il favorise l’accrochage des différentes espèces. De plus, les caissons sont conçus de manière à constituer un habitat propice à ces espèces et favoriser une plus grande biodiversité.

En outre, les travaux ont été arrêtés plusieurs fois, lorsque les taux de turbidité de l’eau allaient au-delà des seuils tolérés. Au risque de prendre un léger retard sur le chantier, les entreprises ont appliqué les règles à la lettre.


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