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Evgeny Kissin : le prodige qui n'est plus un enfant

Mis à jour le 13/11/2017 à 05:27 Publié le 13/11/2017 à 05:27
Ce pianiste est considéré par beaucoup comme une légende.

Ce pianiste est considéré par beaucoup comme une légende. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

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Evgeny Kissin : le prodige qui n'est plus un enfant

La tournée mondiale du fameux pianiste s'est arrêtée à Monaco

Le pianiste-phénomène Evgeny Kissin a quelque chose de légendaire qui le distingue des autres concertistes. Le monde l'a découvert lorsqu'il était enfant prodige et il reste toujours quelque chose de légendaire autour de soi lorsqu'on a connu si tôt la gloire. À 10 ans, il jouait son premier concerto avec orchestre. On prétend qu'il a fait pleurer le mythique chef d'orchestre Karajan.

Trente-six ans ont passé. Le prodige n'est plus enfant mais continue à fasciner. On l'a encore constaté vendredi soir en l'auditorium Rainier-III où sa tournée mondiale faisait halte.

Deuxième concert à Monaco

Ses concerts n'ont pas qu'une dimension musicale : il y a quatre ans, Evgueny Kissin, né à Moscou, de confession juive, a demandé la nationalité israélienne dans le but de représenter Israël à travers ses concerts. Il s'applique à ce que son message soit entendu.

Et on l'aura entendu deux fois, cette année, à Monaco !

Car c'est déjà Evgeny Kissin qui, le 17 septembre, avait ouvert la saison du Philharmonique monégasque en jouant en soliste, avec l'orchestre, le 2e concerto de Bartok. Pour tout dire, ce concerto n'était pas « grand public ».

On l'avait aimé, admiré même, mais on avait hâte de retrouver Kissin dans un répertoire plus romantique.

Ce fut le cas vendredi, avec la 29e sonate de Beethoven et des préludes de Rachmaninov. Là, il jouait en récital, sans orchestre. Mais son jeu au piano était si volumineux qu'il était un orchestre en lui-même.

Le concert avait toutefois été organisé par le Philharmonique de Monte-Carlo et prenait place dans le cadre de la saison de cet orchestre.

L'Auditorium Rainier-III bondé

Evgeny Kissin empoigna à pleines mains la sonate de Beethoven - ce monument aux multiples variations. Il fit de même avec les « Préludes » de Rachmaninov, ces œuvres au titre si modeste qui portent pourtant en elles le poids de toute une vie. Les simples notes de musique sont parfois si lourdes de sens…

Un auditorium bondé avait la chance d'avoir devant lui, vendredi soir, l'une des vedettes du piano d'aujourd'hui. Ses étapes dans sa tournée mondiale ne sont pas si nombreuses pour qu'on ne considère pas cela comme un événement.


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