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Europe : les divergences de fond entre UM et Primo

Mis à jour le 24/01/2018 à 05:21 Publié le 24/01/2018 à 05:21
Hier matin, le leader de Primo et quelques-uns de ses colistiers.

Hier matin, le leader de Primo et quelques-uns de ses colistiers. J.D.

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Europe : les divergences de fond entre UM et Primo

Stéphane Valeri et Jean-Louis Grinda ont chacun invité les journalistes, hier, pour commenter la campagne. À l'ordre du jour : les négociations avec l'UE et l'éventuel débat télévisé

L'Europe… Qu'elle inquiète, interpelle, attire… Une chose est sûre : elle fait parler.

Hier, Stéphane Valeri le matin, Jean-Louis Grinda l'après-midi, ont expliqué leurs positions sur les négociations du pays avec l'Union Européenne qui doivent, à terme, passer par une loi de ratification au Conseil national. Et si les mots ont semblé parfois expliquer une même « ligne rouge » à ne jamais franchir, voici que se dessinent des divergences de fond, d'ordre fondamentalement politique.

De son QG de campagne au 6e étage de l'immeuble Aigue Marine, Stéphane Valeri lance : « Monsieur Allavena nous dit et nous répète encore une fois que - je cite - "L'Europe ne doit pas être un sujet de campagne", et bien désolé, mais les Monégasques nous disent le contraire, et nous sommes là pour les représenter en toute responsabilité. Il est hors de question de confisquer ce sujet majeur pour l'avenir de nos enfants et de notre modèle économique et social tout entier. »

Le leader de Primo et quelques-uns de ses colistiers réunis autour de lui évoquent leurs inquiétudes.

José Badia, candidat sur la liste Primo mais aussi ex-ambassadeur et ex-conseiller de gouvernement pour les Relations extérieures, explique : « Nous voulons comprendre les enjeux et peser avec lucidité les avantages, les inconvénients et les risques liés à cette négociation. C'est donc nous qui avons une attitude responsable et politiquement saine. (...) Aujourd'hui, sans Traité, notre modèle économique et social est une réussite à nulle autre pareille. Et il y a des divergences profondes entre les modèles économiques et sociaux européens et monégasques. Qu'en serait-il de notre priorité nationale dans un modèle européen qui interdit toute discrimination ? Quid de notre système d'autorisation de création d'entreprises et d'installation des résidents, dans un modèle qui prône une totale liberté sans régulation ? Quid de notre souveraineté par rapport à la transposition législative des directives européennes ? »

« Nous serons très vigilants, lance Stéphane Valeri. Monaco se porte extrêmement bien. Nous avons un modèle social merveilleux. Le budget est excédentaire. Il n'y a pas de pression et surtout pas d'urgence. Aujourd'hui, les avantages de la négociation sont très faibles. »

Alors, quand il est question des études Erasmus pour les jeunes, Stéphane Valeri explique qu'avec une enveloppe d'un million d'euros, la solution est trouvée. De même, pour les fabricants de produits pharmaceutiques implantés à Monaco, les difficultés ont été contournées avec un point d'attache en France.

C'est là que le bât blesse entre Primo et UM.

« Démagogie »

Car Jean-Louis Grinda considère qu'il n'est pas pensable de « sortir son chéquier » pour traiter un problème. « C'est une mauvaise idée. Nous ne pensons pas de la même façon. C'est pour cela que nous ne sommes pas sur la même liste. Parce que nous n'avons pas de problème, nous n'avons pas à discuter avec Bruxelles ? Nous pensons le contraire. Les populistes exploitent toujours des mots simples. » Les colistiers d'Union Monégasque réunis hier après-midi autour de leur leader au Café Cipriani de la Tour Odéon sont catégoriques. Jean Billon : « Nous avons perdu les 4/5 de notre pharmacie. Nous n'avons pas le plein accès à un marché. » Pour Jean-François Robillon : « Stéphane Valeri est là pour dire ce que les gens ont envie d'entendre. Il décline un discours marketing et démagogique. Ce sera le prince, en dernière instance, qui décidera. Et il suivra le souverain, quoi qu'il arrive, et donc même si la loi de ratification n'est pas votée au Conseil national. »

Jean-Louis Grinda va plus loin. « Avons-nous les moyens de discuter avec 500 millions de personnes ? Non. Si nous sommes sortis de listes noires, c'est parce que nous sommes en discussions avec l'Europe. Avec des accords de négociation, nous gagnerions, de facto, en souveraineté. »

On le voit, il y a entre Stéphane Valeri et Jean-Louis Grinda deux approches radicalement différentes. Deux philosophies qui n'empêchent toutefois pas d'aboutir à un même résultat lorsqu'ils pourraient bien l'un et l'autre, s'ils sont élus, avoir à se prononcer « pour » ou « contre » les négociations avec l'UE.

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