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Être en entreprise, ça m'a donné confiance

Mis à jour le 17/12/2015 à 05:12 Publié le 17/12/2015 à 05:12
Alexandre (au milieu) et Stella (à droite), avec leurs camarades du CAP d'agent polyvalent de restauration, mis en situation réelle dans leur lycée Val d'Argens, avant-hier au Muy.
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Être en entreprise, ça m'a donné confiance

Il a le regard enthousiaste du jeune homme qui sait où il veut aller.

Il a le regard enthousiaste du jeune homme qui sait où il veut aller. Elle a le sourire timide d'une jeune fille qui s'ouvre peu à peu aux autres.

Il s'appelle Alexandre, a 17 ans, habite au Muy. Elle se prénomme Stella, a un an de moins et habite Flayosc. Leur point commun : tous deux ont repris pied après avoir été tentés de décrocher. Tous deux étaient présents au Muy, mardi, au service des équipes pédagogiques mobilisées dans la lutte contre le décrochage. Tout un symbole.

« Quand j'étais en quatrième, rien ne me plaisait. La façon dont les profs enseignaient ne me plaisait pas du tout, témoigne Alexandre. J'ai donc redoublé la quatrième. On m'a mis en alternance. J'ai alors fait des stages d'une semaine en entreprise : Le Point chaud, Buffalo Grill, Proxi, Carrefour Market… Entre la 4e et la 3e, j'en ai fait sept ou huit. »

Ces expériences vont changer le regard d'Alexandre. Lui qui rêve depuis toujours de devenir chef cuisinier, touche enfin du doigt ce monde du travail qu'il brûle d'intégrer. « Je n'arrive pas à rester assis. J'ai besoin d'être debout, de parler, de bouger. Être en entreprise, ça me met plus à l'aise, ça me donne confiance en moi. »

La confiance, clé de la réussite. Alexandre l'a retrouvée à travers Le CAP d'agent polyvalent de restauration. Ce même CAP qu'a rejoint Stella. Alexandre était absentéiste ; Stella, elle, était déjà en phase de décrochage avancé. Mais elle aussi a trouvé sa voie.

« En 3e, on ne s'entendait pas très bien avec les profs, relate pudiquement Stella. J'avais beaucoup d'heures de colle. J'en ai parlé à mes parents. Pendant deux trois mois, je suis restée chez moi, sans perspective pour la suite, en attendant d'être prise par un lycée professionnel. »

Le salut est venu du CAP proposé par le lycée Val d'Argens. Et des travaux pratiques, « où les professeurs me parlaient de ce que je voulais faire. C'est devenu un plaisir. » Deux stages plus tard, Stella avait compris : elle deviendra pâtissière. Une seconde chance après son échec passé, qu'elle considère aujourd'hui avec recul : « Je pense que c'était un peu de ma faute. Ici, j'apprends mieux parce que je sais ce que je veux faire. Et vu qu'il y a une bonne ambiance entre nous, ça nous tire vers le haut. »

David Giraud, coordonnateur de l'unité localisée d'inclusion scolaire du lycée du Muy, dévoile les secrets d'une réinsertion réussie : « Raccrocher l'élève, c'est d'abord partir de qui il est, en tant que personne et en tant qu'élève. Ensuite, on les raccroche aux valeurs de la République, en s'efforçant d'être justes avec eux. L'objectif est de leur redonner de la confiance, des perspectives, un projet… » Deux ans d'études et, potentiellement, le succès à l'arrivée : certains élèves ont d'ores et déjà trouvé un emploi.

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