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Etape monégasque pour l'homme qui veut tracer sa propre Route 66

Mis à jour le 05/09/2016 à 05:08 Publié le 05/09/2016 à 05:08
Didier Vacher, sur la route (ci-dessus) et lors d'une pause du côté de Monaco.

Didier Vacher, sur la route (ci-dessus) et lors d'une pause du côté de Monaco. Photo Zoé Khan-Thibeault

Etape monégasque pour l'homme qui veut tracer sa propre Route 66

Parti le 29 juillet de Paris, Didier Vacher compte avaler 9.000 km de bitume en moto. Histoire de promouvoir la version frenchie de la mythique route US. En escale à Monaco, il s'est expliqué

Il a dû s'arrêter. Et chercher un endroit où son portable capte du réseau. Au moment où il décroche son téléphone, Didier Vacher est quelque part dans l'arrière-pays niçois. Parti de Monaco le matin, celui qui travaille six mois par an sur des bateaux de croisière de luxe roule, en moto, vers Saint-Véran, un village souvent défini comme la « plus haute commune habitée d'Europe ». Depuis le 29 juillet, c'est son quotidien. Toute la journée, il mange du bitume. Sur sa Harley-Davidson à trois roues, Vacher avale 250 kilomètres par jour. Surtout sur le chemin des écoliers. L'homme privilégie les routes départementales et communales, évite les nationales.

Il y a un objectif, derrière ce tour de France de quasiment 9 000 kilomètres qui l'a fait longer les côtes ouest et sud avant de remonter par les frontières est : promouvoir une Route 66 "à la française".

Le projet s'appelle « Route 2019 ». Tous ces chemins existent déjà : il les emprunte. Ce que Didier Vacher voudrait, c'est les baliser, les regrouper sous cette appellation, pour donner la possibilité aux visiteurs d'arpenter ces sentiers et de découvrir la France par la route.

« On veut créer le mouvement pour que tout le monde s'implique, dit-il avec une légère trace d'accent du sud-ouest dans la voix. La route 66, de Chicago à Los Angeles, tout le monde en parle. En France, on nous parle de la route des Bidochons, la Nationale 7 ».

Le baroudeur de 55 ans, qui a notamment déjà traversé 31 pays entre Bangkok et la France en tuk-tuk, n'a pas choisi la moto par hasard. « C'est sympa, on rencontre beaucoup de monde. On s'arrête. C'est convivial. On discute avec du monde », poursuit-il.

Le propos souligne un autre élément : l'échange et l'humain sont des fils rouges de ce voyage. La « Route 2019 » doit permettre, aussi, de découvrir les gens, la gastronomie... « Le but est de promouvoir la France, aussi », explique Zoé Khan-Thibeault. Derrière lui sur la moto, elle filme et photographie le périple. « ça sert à faire du teasing », poursuit-elle. Et il y aura d'autres voyages. Après ce « repérage », le même trajet en voiture est prévu, en 2017. Et 2018, il faudra contacter les offices de tourisme et « mettre en place » ce projet. L'idée est que tout soit prêt pour 2019.

Après avoir avalé des milliers et encore des milliers de kilomètres. Souvent sans réseau sur le portable.

Photo Zoé Khan-Thibeault

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