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Et si une catastrophe survenait sur le Grand Prix ?

Mis à jour le 12/05/2018 à 05:21 Publié le 12/05/2018 à 05:21
Faux accident et fumigènes, mais vrais moyens de secours.

Faux accident et fumigènes, mais vrais moyens de secours. Manu Vitali & Michael Alesi / Dir.Com.

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Et si une catastrophe survenait sur le Grand Prix ?

Hier en fin d'après-midi, le circuit a été le théâtre d'un exercice de simulation d'un événement occasionnant de nombreuses victimes. Un entraînement au pire pour que tout se passe au mieux

Il est 17 h 54. Un pilote a perdu le contrôle de son véhicule et est venu percuter les glissières de sécurité. Sous la violence du choc, une roue s'est détachée de l'automobile et a atterri dans les tribunes. Le véhicule de sécurité a été envoyé.

17 h 57

Les premiers véhicules de secours arrivent. 3 automobiles et une ambulance.

17 h 58

La course est suspendue, toutes les voitures doivent retourner aux stands.

17 h 59

Les commissaires de piste tendent un drap devant l'ambulance dans laquelle le pilote a été pris en charge.

18 h 00

Le conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur convoque une cellule de crise avec le colonel Tony Varo des sapeurs pompiers de Monaco.

18 h 03

Le plan rouge est déclenché. La course ne repartira pas. On dénombre 27 victimes.

18 h 04

La tribune grouille de pompiers et de commissaires de pistes.

18 h 10

Le pilote est évacué vers l'hôpital Princesse-Grace.

18 h 19

Des camions de pompiers supplémentaires sont dépêchés sur place.

18 h 53

Mission accomplie ! L'exercice de simulation, auquel nous avons assisté depuis la direction de course, se termine, puisque le circuit doit réouvrir à la circulation à 19 h 30.

Pour le spectateur non averti, il règne une impression de désordre et d'engagement plus ou moins marqué selon les corps de métier.

Pour autant, du côté du gouvernement comme des pompiers, on est plutôt satisfait.

« L'utilité de tout exercice, c'est de mettre en pratique sans pression, sans stress, les dispositions prévues dans la théorie, pour vérifier si ce que l'on a prévu fonctionne bien », explique le conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur Patrice Cellario. Et d'après lui, ça fonctionne bien.

Et pour cause ! Il ne s'agit pas ici de trouver la ressource pour intervenir sur le terrain. Le problème, d'après le colonel Tony Varo, est tout autre : « A Monaco, nous sommes confrontés à un problème de riches. Nous avons de tels moyens médicaux et de secours, que la plus grosse difficulté, c'est d'orchestrer tout cela pour être le plus efficace possible. L'objectif de cet exercice était d'amener le plus rapidement possible les secours sur place. Nous y sommes parvenus. »

Alors bien sûr, il y a eu quelques petits couacs, mais rien d'insurmontable. Un peu de graisse dans les rouages, et la mécanique sera d'attaque. Pourvu qu'elle ne serve jamais.


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