“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Et si on jouait aux chevaux miniatures ?

Mis à jour le 22/10/2017 à 05:03 Publié le 22/10/2017 à 05:03
Marlène, la fille de Célia, l'aide à l'élevage est le dressage des chevaux.

Marlène, la fille de Célia, l'aide à l'élevage est le dressage des chevaux. Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Et si on jouait aux chevaux miniatures ?

La Roquebrunoise Celia Limon est éleveuse de chevaux miniatures. Des animaux surprenants que le public a pu découvrir dans la publicité d'un célèbre site de vente en ligne

N'allez pas lui parler de poneys ou de chevaux nains. Surtout pas. Célia Limon élève des mini-chevaux : « Ils ont les caractéristiques d'un cheval, mais en miniature. » Et en effet, à bien y regarder, on est loin du côté massif du poney, et aucun caractère d'animal nain. C'est comme un cheval, mais en plus petit. Beaucoup plus petit. « La taille maximum autorisée est de 86 cm au dernier crin ». C'est la longueur moyenne d'une jambe de pantalon, mesurée à l'entrejambe.

Docile et affectueux

L'animal n'a pas non plus le caractère ronchon d'un poney : « C'est un animal docile, curieux et très affectueux », explique l'éleveuse, qui a bien du mal à se dépêtrer de la présence de Happy, une jeune pouliche née cette année. Sous son poil d'hiver, aussi doux qu'une fourrure de chat, se cache un cœur gros comme ça : Happy est sociable, elle vient, elle fouille dans vos poches (on ne sait jamais, des fois qu'il y ait une carotte), et si vous la caressez, elle ne vous lâchera plus.

Un vrai bon point pour les enfants, qui sont souvent impressionnés par la grande taille des chevaux. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle les gens craquent sur cette race venue des États-Unis. Parce que, bon, soyons francs : à la rédaction, quand j'ai proposé le sujet on m'a dit : « Mais à quoi ça sert ? » Alors moi, bon élève, j'ai posé la question à l'éleveuse roquebrunoise. Réponse immédiate : « A quoi sert un chat ? Un perroquet ? » En somme, c'est un animal de compagnie comme un autre, et qui ne nécessite même pas de fers. De façon plus pragmatique, aux États-Unis, ils sont utilisés en zoothérapie et pour remplacer les chiens guides d'aveugle. « Un des gros avantages, c'est que ça vit une trentaine d'années. Deux fois plus longtemps qu'un chien ! »

Bain équestre

D'ailleurs, si vous avez de la veine, vous croiserez peut-être Célia un matin sur la plage, gambadant avec sa petite troupe : « Ils nagent super bien ! Au début, ils ont un peu peur des vagues, mais très vite ils y courent tout seul. »

Célia Limon a toujours été passionnée par les chevaux, et elle pratique l'équitation (mais pas sur les minis ! Même en amazone, pas question de les monter quand on dépasse les 30 kg). Mais regardons la réalité en face : posséder des chevaux quand on vit, comme elle, à Roquebrune-Cap-Martin, c'est un sacré challenge. Les équidés demandent de l'espace ! « Il y a sept ans, mon compagnon m'a offert un mini pour Noël, et ça a été une révélation !» Un, puis deux, puis c'est décidé : elle arrête l'immobilier et se lance dans l'élevage. C'est la naissance de Rhea Horses. Aujourd'hui, elle en a une vingtaine, et produit 6 à 8 poulains par an. Malgré un tarif équivalent aux grands chevaux (de 2500 à 8000 euros), ils trouvent tous preneurs. D'après certaines sources, le prince Albert II, lui-même, aurait craqué pour le mini destrier.

Rhea Horses est installé aux environs de Laghet, sur un terrain qui commence à être un peu trop petit : « Je cherche un autre terrain d'un ou deux hectares, pas trop loin. J'en suis rendue à chercher dans le Var, mais j'aimerais rester ici. »

Les mini-chevaux seraient-ils en train de conquérir le monde ?

Célia Limon, entourée de ses deux auxiliaires : sa fille Marlène, à gauche, et Cindy, une amie, à droite.

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.