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Et pourquoi pas un consortium azuréen ?

À la tête d'un cabinet d'experts comptables qui emploie plus de 80 collaborateurs à Nice, mais aussi Antibes, Grasse, Puget-Théniers et Paris, le moins que l'on puisse dire de Michel Cibelly c'est qu'il sait compter.

Publié le 24/02/2016 à 05:11, mis à jour le 24/02/2016 à 05:12
Avec la société Matisse, Michel Cibelly veut fédérer les entreprises locales pour candidater au rachat de l'aéroport.
Avec la société Matisse, Michel Cibelly veut fédérer les entreprises locales pour candidater au rachat de l'aéroport. François Vignola

À la tête d'un cabinet d'experts comptables qui emploie plus de 80 collaborateurs à Nice, mais aussi Antibes, Grasse, Puget-Théniers et Paris, le moins que l'on puisse dire de Michel Cibelly c'est qu'il sait compter.

 

Il sait donc mieux que quiconque qu'on ne trouve pas un milliard d'euros sous le sabot d'un cheval. D'autant que ses analyses financières laissent entrevoir un prix de cession pour l'aéroport de Nice de « vingt fois l'EBE ». L'excédent brut d'exploitation de la société gestionnaire ayant dépassé les 100 Me en 2015, le prix à payer serait donc plutôt de deux milliards selon cet expert. Cette estimation ne doit rien au hasard. Très vite Michel Cibelly s'est penché sur le dossier : « Nous avons constitué une équipe de travail avant même que la loi Macron ne soit promulguée ». Et dès janvier 2015 l'expert-comptable niçois déposait les statuts de Matisse, une société dont chaque action vaut 1 000 euros.

Son objectif ? Fédérer les entreprises azuréennes pour qu'elles investissent dans Matisse pour candidater au rachat de l'aéroport. Pour l'heure aucune n'a sorti son carnet de chèque. Mais, Michel Cibelly ne désespère pas. « Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut conserver un ancrage local. Mais nous, nous ne nous contentons pas de le dire. Nous nous en donnons les moyens ». L'expert-comptable estime avoir pris une longueur d'avance avec sa société Matisse et grâce à ses compétences professionnelles. « Lorsqu'un candidat ou les pouvoir publics voudront concrétiser cet ancrage local ils se tourneront vers ce qui existe. Jusqu'à preuve du contraire nous sommes les seuls sur le marché...» Et à ce moment-là les actions de Matisse ne vaudront peut-être plus 1 000 euros. Toutefois, si aucun des candidats ne veut s'attirer les faveurs du tissu économique local Matisse ne vaudra plus rien. Mais, pour Michel Cibelly cela restera « une extraordinaire aventure ».

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