“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Entre actionnaires Les candidats devront avoir les reins solides

Mis à jour le 24/02/2016 à 05:12 Publié le 24/02/2016 à 05:12
Le futur acquéreur devra justifier d'une expérience de deux ans dans la gestion aéroportuaire d'une plateforme ayant un trafic commercial supérieur à 7 millions de voyageurs par an.

Le futur acquéreur devra justifier d'une expérience de deux ans dans la gestion aéroportuaire d'une plateforme ayant un trafic commercial supérieur à 7 millions de voyageurs par an. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Entre actionnaires Les candidats devront avoir les reins solides

Bien sûr les candidats devront présenter leur projet industriel qui prévoit « le développement du trafic », « l'extension des capacités » de l'aéroport, l'amélioration de « la qualité de service » et de la « sécurité ».

Bien sûr les candidats devront présenter leur projet industriel qui prévoit « le développement du trafic », « l'extension des capacités » de l'aéroport, l'amélioration de « la qualité de service » et de la « sécurité ». Évidemment, ils devront exposer leur politique sociale en matière « d'évolution de l'emploi ». Ils devront répondre aux exigences stratégiques inhérentes à la gestion d'un aéroport tant au « plan national » que localement en terme « d'attractivité et de développement économique et touristique ».

Mais, surtout, ils devront montrer patte blanche… Avant tout financièrement.

Ainsi, ne pourront candidater que les sociétés ou consortium (groupement de plusieurs sociétés) qui disposent de plus de 350 Me de fonds propres et qui gèrent déjà plus de 800 Me d'actifs. Autant dire que de telles capacités ne sont pas à la portée du premier venu. D'autant que l'État, au travers du cahier des charges provisoire, formule une seconde exigence forte : les candidats devront également justifier d'une expérience forte en matière aéroportuaire. Ils doivent soit avoir déjà géré une plateforme ayant un trafic commercial de plus de 7 millions de passagers depuis deux ans, soit en être actionnaire à hauteur de plus de 20 %. Ce quota est ramené à 10 % s'ils sont au capital d'une plateforme depuis plus de quatre ans, mais à condition cette fois qu'elle ait un trafic supérieur à 15 millions de passagers annuels. De quoi exclure tout investissement purement spéculatif. L'État fait d'ailleurs obligation aux candidats de s'engager durablement. Ils ne pourront pas revendre leur acquisition durant les cinq années qui suivront la cession, si ce n'est qu'en cas de force économique majeure et avec l'assentiment express du gouvernement français.

L'État ne veut manifestement pas renouveler l'expérience de Toulouse - Blagnac. L'aéroport avait été cédé en décembre 2014 à une société chinoise de gestion d'autoroute dirigée par Mike Poon. Mais, l'homme avait mystérieusement disparu au lendemain de la transaction. Certains le donnaient en fuite, d'autres l'imaginaient sous les verrous pour une sombre affaire de corruption. L'actionnaire chinois n'a depuis refait surface, du moins en France, qu'au travers d'un courrier où il annonçait sa démission du conseil de surveillance de l'aéroport toulousain ! C'est le genre d'aventures que redoutent les élus azuréens. Au travers de plusieurs amendements, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone, a tenté de limiter au maximum les risques d'errements financiers. Mais, comme deux assurances valent mieux qu'une, les maires et présidents des collectivités concernées aimeraient néanmoins choisir le futur repreneur et conserver - on ne sait jamais - une minorité de blocage au sein de la future société aéroportuaire.

Puisque la mode est au financement participatif certains ont imaginé lever des fonds directement auprès du grand public. C'est le cas notamment de la plateforme de crowdfunding Wiseed. Il faut dire que cette société de financement participatif bénéficie d'une certaine expérience en la matière. Elle avait réussi à collecter près de 20 millions d'euros de promesse de dons lors de la vente de Toulouse - Blagnac. « Il ne s'agissait que d'un sondage, précise Michel Kaluszynski, l'un des associés de Wiseed. Mais, cela avait démontré une certaine appétence du public puisque plus de 9 000 personnes s'étaient manifestées… Et ça avait attiré l'attention des politiques car le président de l'assemblée départementale nous avait conviés à un tour de table sur la vente des 10,1 % de parts que détenait encore l'État. » Fort de son expérience, Wiseed n'entend pas se lancer dans l'aventure niçoise sans le soutien d'une collectivité locale. « Nous avons eu des contacts avec le cabinet du maire de Nice jusqu'en juin, mais depuis plus rien. On attend », souffle Michel Kaluszynski. Pendant ce temps, l'association de défense et protection aéroport de France, présidée par un entrepreneur azuréen de 39 ans, Brice Fogliami, a déjà lancé son propre sondage sous forme d'une pétition. L'ADPAF affirme avoir recueilli près de 3 500 signatures qui pourraient se transformer en autant de contributions financières. « Ça peine à décoller », reconnaît M. Fogliami. Même si l'objectif n'est évidemment pas de lever 1 milliard d'euros. « L'idée, c'est d'arriver à peser sur le futur repreneur pour obtenir une place au sein de la gouvernance et ainsi faire entendre la voix des usagers », résume Michel Kaluszynski.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.