En voyage mémoriel en Calabre, le prince Albert II de Monaco fait docteur honoris causa

Dans le sud de l’Italie, le souverain a reçu cette distinction ce lundi soir de l’université méditerranéenne de Reggio de Calabre, laquelle a voulu saluer son engagement environnemental.

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Cédric Vérany Publié le 09/11/2022 à 12:00, mis à jour le 09/11/2022 à 12:05
Portant les habits universitaires traditionnels, le souverain a été distingué par les membres de l’université méditerranéenne de Reggio de Calabre d’un doctorat honorifique en sciences forestières et environnementales. Photo Gaetan Luci/Palais princier

Pour la troisième fois en quelques mois, le prince Albert II effectue un voyage en Italie dans un but mémoriel, sur des territoires liés à l’histoire des Grimaldi. Le déplacement en Italie du sud a démarré ce lundi pour trois jours en Calabre, précisément dans l’ancienne principauté de Gerace, propriété entre le XVIe et le XVIIIe siècle des Grimaldi de Gênes.

L’occasion pour lui de recevoir un doctorat honoris causa en sciences forestières et environnementales accordé par l’université méditerranéenne de Reggio de Calabre, saluant son engagement environnemental.

"Je suis ravi de recevoir cette reconnaissance de la part de votre université prestigieuse, qui est une référence dans le domaine de la recherche scientifique sur les questions environnementales", a souligné le souverain monégasque au moment de son discours - tout en italien - devant les universitaires.

Au Musée national de la Grande-Grèce, le directeur, Carmelo Malacrino, a guidé le souverain dans les collections d’antiques, dont les Bronzes de Riace, deux chefs-d’œuvre sculpturaux qui sont les pièces maîtresses de l’établissement. Photo Gaetan Luci/Palais princier.

"Créer une communauté internationale de jeunes talents"

"Comme vous le savez, les violents incendies, les sécheresses, les tempêtes extrêmes, l’élévation du niveau de la mer et des températures sont toutes des conséquences du changement climatique dont les scientifiques nous mettent en garde depuis des décennies. Face à l’intensité croissante de ces phénomènes, il est essentiel d’agir collectivement et avec détermination, sur la base des preuves fournies par la communauté scientifique. Parce que sans la science, comment pourrions-nous penser qu’un réchauffement de quelques dixièmes de degré peut affecter l’équilibre de la planète entière? Sans la science, comment pourrions-nous comprendre que de minuscules particules de plastique, invisibles à l’œil nu, représentent aujourd’hui un grave danger pour l’ensemble de la chaîne alimentaire?".

Listant les actions entreprises par sa fondation pour la préservation de la biodiversité, le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique, le souverain a insisté sur un point: celui d’impliquer les nouvelles générations dans cette bataille pour "mieux expliquer les conséquences de choix individuels et encourager le partage d’informations sur la situation réelle de notre planète". "Enfin, il s’agit de les rassurer sur notre capacité à agir face à une crise environnementale de cette ampleur. À cet égard, en 2023, ma fondation lancera l’initiative Re. Generation, qui permettra la création d’une communauté internationale de jeunes talents, de leur donner la possibilité de se confronter les uns aux autres, d’exprimer leurs opinions."

Lundi soir, à Reggio de Calabre, un dîner de gala était donné en faveur de la Fondation Prince Albert II et organisé par l’entrepreneur et designer Marco Colasanti, président de la branche italienne de la fondation. Photo Gaetan Luci/Palais princier.

Dans l’ancien palais Grimaldi de Cittanova

Avant cette célébration universitaire, le souverain a visité le Musée national de la Grande-Grèce, fondé en 1882, et comptant une importante collection d’éléments trouvés sur divers sites archéologiques des régions côtières de l’Italie méridionale et de la Sicile.

Deuxième étape du voyage, ce mardi matin, le souverain a été reçu à Gerace où il a été fait citoyen d’honneur avant de parcourir le village à pied.

L’après-midi à Cittanova, accueilli avec les honneurs, il a découvert notamment la Chiesa Madre de Cittanova, construite à partir de 1785 par la volonté de Maria Antonia Grimaldi Serra, fille de la princesse de Gerace Maria Teresa Grimaldi, décédée lors du tremblement de terre de 1783. Avant de visiter l’ancien palais des Grimaldi dans la commune.

Ce mercredi matin, le souverain doit achever son périple dans la province de Reggio de Calabre par la visite de Molochio, un village au cœur de l’Aspromonte, qui fait partie du réseau des Sites historiques Grimaldi de Monaco.

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