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En prison pour vente d'appartement fictif

Mis à jour le 17/03/2017 à 05:22 Publié le 17/03/2017 à 05:22
L'escroc italien écope de quatre mois de prison ferme. Il devra aussi verser 157 000 € à la victime.

L'escroc italien écope de quatre mois de prison ferme. Il devra aussi verser 157 000 € à la victime. Jean-François Ottonello

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En prison pour vente d'appartement fictif

On est loin des magouilles habituelles utilisées pour la location des maisons de vacances.

On est loin des magouilles habituelles utilisées pour la location des maisons de vacances. Un escroc italien a carrément mis la barre au plus haut ! Il s'est fait passer pour un intermédiaire afin de proposer à un investisseur la vente d'un superbe logement imaginaire dans un immeuble de grand standing de la Principauté. Moyennant, évidemment, quelques honoraires… bien réels, cette fois.

Démasqué, le suspect vient de comparaître devant le tribunal correctionnel. Il a écopé d'une peine de quatre mois de prison ferme et il devra verser 157 000 € à la partie civile.

Un acompte de 150 000 €

Qui n'a jamais rêvé de résider dans un quatre-pièces de 120 m2 au septième étage du Monte-Carlo Star ?

Et pour le prix d'un million d'euros, défiant toute concurrence ?

Un résident italien, alléché par l'idée de s'installer dans ces lieux privilégiés entre les terrasses du Casino et la mer, signe un contrat le 5 juin 2012. Ravi et pressé de réaliser la transaction, il verse un acompte de 150 000 € en espèces sans avoir visité l'appartement. L'accord conclu, la remise des clés est prévue au mois de juin 2013. Du pipeau !

L'acquéreur ne tarde pas à ressentir quelques inquiétudes. L'intermédiaire, un entrepreneur de la région de Turin, est devenu injoignable et l'argent de la caution a disparu. Le plaignant fait son enquête et s'aperçoit qu'aucun logement est à vendre dans le superbe immeuble. La victime se ressaisit et exige l'annulation du contrat avec la restitution de la somme versée en mai 2014. Promesses et silence pour toute réponse. Il dépose plainte…

« Qu'est devenu l'argent ? » demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. « Une partie pour moi et l'autre pour l'apporteur d'affaires, raconte le prévenu. J'ai conservé 63 000 € car j'ai servi de négociateur pour la vente ! »

Le magistrat : « Mais vous saviez que cet appartement n'existait pas… » Aveux du coupable : « J'avais vite compris que c'était une arnaque. Je me suis retrouvé dans une situation incroyable. J'étais mandaté pour procéder à l'opération… sans connaître le propriétaire et sans aucun document. Alors, j'ai fait l'autruche. Mais ce quatre-pièces existe bien. Il a été vendu entre 7 et 8 millions d'euros. Pour ma part, je m'engage à rembourser la victime… »

« Le prix d'un petit studio »

La partie civile, représentée à l'audience par Me Hervé Campana, n'en attendait pas moins, et avancera la somme de 172 000 € avec les dommages et intérêts. « Un million d'euros ? C'est le prix d'un petit studio à la Condamine, annonce le procureur Cyrielle Colle au début de son réquisitoire. Dans ce dossier, rien ne prouve que le prévenu avait un mandat du propriétaire. La vente n'existe pas ! L'immeuble n'existe pas ! c'est bien une escroquerie et la somme de 150 000 € n'a jamais été restituée. »

La peine réclamée ? Huit mois d'emprisonnement ferme avec liberté d'épreuve et obligation d'indemniser la victime. Finalement, le tribunal sera moins sévère que le ministère public.


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