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En maraude dans les rues de Menton

Mis à jour le 26/12/2018 à 12:27 Publié le 17/12/2018 à 12:27
L'hôtel Fairmont à Monaco, l'entreprise Somegel à Menton, le Lions Club, l'association Monaco Aide & Présence… Avec leurs dons, ces associations et entreprises permettent également Aide humanitaire des sapeurs-pompiers 06 (Grasse-Menton) de mener ses actions.

L'hôtel Fairmont à Monaco, l'entreprise Somegel à Menton, le Lions Club, l'association Monaco Aide & Présence… Avec leurs dons, ces associations et entreprises permettent également Aide humanitaire des sapeurs-pompiers 06 (Grasse-Menton) de mener ses actions. Jean-François Ottonello

En maraude dans les rues de Menton

Le vendredi soir, l'association Aide humanitaire des sapeurs-pompiers 06 (Grasse-Menton) va à la rencontre de celles et ceux qui vivent dehors, proposant un repas chaud et du réconfort

Un vent frais balaie Menton. Les rafales font baisser des températures déjà pas très élevées, en ce vendredi soir de décembre. Il est un peu plus de 18 heures, et l'avenue de Verdun est vide. Jusqu'à ce qu'un long bus vienne se garer là. C'est un véhicule comme il en existe des milliers d'autres en France… À quelques détails près. Aide humanitaire sapeurs-pompiers 06, lit-on en grosses lettres rouges sur le car. C'est cette association qui, les vendredis soir de décembre à mars, organise des maraudes à Menton, entre autres nombreuses actions (lire ci-dessous). Ils vont à la rencontre de ceux qui vivent dehors ou n'ont pas les moyens de se nourrir. Le bus est devenu synonyme d'un repas chaud, d'un moment à l'abri du froid, et d'un peu de réconfort.

De la gare à Garavan

Le véhicule démarre. Trois personnes sont à l'intérieur : Gilbert, au volant, Gérard Menta, le co-président de l'association, et Martine, qui se tient derrière de grands plats. Ce soir, il y a de la soupe préparée par l'hôtel Fairmont de Monaco, du poisson, des pâtes, du pain, du fromage des viennoiseries, des boissons chaudes… Direction le premier arrêt : la rue des Sœurs-Munet. Personne. Le bus file vers Garavan, et vient s'arrêter sur le parking du supermarché. Voilà Eric. « Pas trop froid ? », demande Gérard Menta, 42 ans dans les pompiers, vingt de maraudes. « Ça va, répond Eric, assis devant un bol de soupe. On fait chauffer la bougie ». « Ça va tu en as ? Sinon je t'en amène », relance Gérard Menta. La conversation se poursuit, sur le ton de ceux qui ont appris à se connaître. Certains sont là depuis longtemps, dix ou quinze ans, mais les Fêtes sont proches et « il va y avoir des têtes nouvelles », explique Gilbert.

« Les gens sont habitués »

Un autre homme, puis une dame, rentrent dans le bus, les mêmes scènes se répètent, et le car redémarre. Cette fois, direction le marché. Les bénéficiaires devraient y être plus nombreux. « Les gens sont habitués, explique Gérard Menta. Ils savent ». Et en effet : un homme, puis un deuxième, puis un troisième… arrivent. « Des chaussettes ? » demande l'ancien pompier à un homme qui répond « si » en prenant un bol de soupe. La maraude, c'est aussi l'occasion de distribuer des tricots et autres sous-vêtements. « Salut, tu vas bien ? », lance Gilbert, toujours au volant, à un autre homme. Plusieurs d'entre eux se retrouvent dehors pour manger la soupe ou les pâtes, deux jeunes hommes donnent des hamburgers. Le bus s'apprête à repartir en direction du dernier arrêt, celui de la gare. « C'est calme », dit Gérard Menta. Mais il ne faut pas s'y laisser tromper : ils sont parfois plus de 35 à bénéficier de cette maraude. Le bus, lui, repartira le vendredi suivant.


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