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Elles cuisinent au féminin

Mis à jour le 04/11/2017 à 05:12 Publié le 04/11/2017 à 05:12
Moment complice, hier matin, entre Marcel Ravin et les chefs invitées dans sa cuisine.

Moment complice, hier matin, entre Marcel Ravin et les chefs invitées dans sa cuisine. Michael Alési

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Elles cuisinent au féminin

Claire Verneil, Hermance Carro-Joplet, Sylvie Grucker et la jeune Clara Germain étaient aux fourneaux hier soir pour le gala de l'AIHM concocté avec la complicité de Marcel Ravin

Ah la question classique ! Y a-t-il une sensibilité féminine ou masculine dans la cuisine si c'est un homme ou une femme qui la prépare ? Elles en rient quand on leur demande leur point de vue.

« Ce que j'attends d'un cuisinier, c'est qu'il explore sa sensibilité », résume le chef étoilé Marcel Ravin. C'est lui qui a eu l'idée d'inviter Hermance Carro-Joplet, Sylvie Gruckeret et Claire Verneil, hier pour préparer le dîner de gala de l'association des industries hôtelières monégasques (AIHM).

Trois pros dans leur domaine qui ont respectivement imaginé l'entrée, le plat et le dessert de cette soirée. Complétés par deux entremets du chef Ravin. Et une mise en bouche pensée par Clara Germain, 18 ans, élève de BTS du Lycée technique et hôtelier. Comme un clin d'œil que ce métier doit aussi attirer les femmes. La présidente de l'AIHM, Alberte Escande, y tenait particulièrement.

« Toujours un qui veut faire le coq »

Et même si la profession évolue, être une femme chef dans la gastronomie, n'est pas monnaie courante. « Récemment on a entendu que la cuisine n'est pas une affaire de femmes, et c'est un grand chef étoilé qui nous l'a dit », lancent Hermance Carro-Joplet et Sylvie Gruckeret, en taisant le nom du réac' en question. « Un homme qui est ferme en cuisine, on ne lui dira rien. Chez une femme, l'autorité peut être prise comme de l'arrogance, on se doit d'être attentive, et de montrer l'exemple », continue Claire Verneil, passée par Masterchef avant d'être nommée chef pâtissière de Fairmont et d'aujourd'hui continuer sa carrière dans la cuisine, en ayant délaissé sa robe d'avocat.

Pour Sylvie Gruckeret, propriétaire et chef du restaurant Le Pressoir De Bacchus à Blienschwiller, « une brigade dans une cuisine a besoin d'une osmose et une femme peut l'apporter ». Toutes, prônent qu'il faut d'abord faire ce métier par passion. Et que dans la gastronomie comme dans d'autres domaines, la « guerre » des sexes reste attachée à l'évolution de la société.

Mais pour cuisiner ensemble, elles ont un avantage, confirme Hermance Carro-Joplet, chef du Castellaras à Fayence. « Cuisiner à plusieurs femmes, c'est plus simple. Il n'y a pas d'ego. Chez les hommes, il y en a toujours un qui veut faire le coq ». Et toc !

Autour de l'équipe en cuisine hier, la présidente de l'AIHM, Alberte Escande, le vice-président Francis Poidevin et le directeur du Monte-Carlo Bay, Frédéric Darnet.

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