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Elle lance Virya, une marque de vêtements de sport féministe et écoresponsable à Roquebrune-Cap-Martin

Mis à jour le 29/09/2020 à 13:43 Publié le 29/09/2020 à 14:00
Elena Dell’Utri est fondatrice d’une marque à son image.

Elena Dell’Utri est fondatrice d’une marque à son image. Jean-François Ottonello et Virya

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Elle lance Virya, une marque de vêtements de sport féministe et écoresponsable à Roquebrune-Cap-Martin

La Roquebrunoise Elena Dell’Utri a créé une gamme de vêtements de sport respectueux de l’environnement. Une souscription, sous forme de prévente, a été lancée pour finaliser le projet.

Pour trouver un nom conforme à sa personnalité et à l’esprit qu’elle voulait insuffler à sa marque de vêtements de sport, créée en septembre, Elena Dell’Utri a puisé dans le sanskrit. Optant pour le mot "Virya" - courage, force physique.

"J’ai voulu dire aux femmes : ayez confiance, passez à l’action. Et ce, à travers le sport", explique la jeune Roquebrunoise.

Juriste de formation, Elena ne s’épanouissait pas dans son métier. Aussi a-t-elle décidé, il y a un an, de mettre un pied dans l’entreprenariat. "Je cherchais des vêtements de sport, j’avais envie de m’y remettre. Mais j’ai rapidement pris conscience qu’il n’y avait pas énormément de choix, surtout quand on veut des matières respectueuses de l’environnement", dit-elle de la genèse.

Car si le coton bio s’impose peu à peu dans le textile, les matières synthétiques peinent à se faire une place dans la catégorie écoresponsable.

"Le nylon vierge est une matière très polluante, dérivée du pétrole, qui produit de l’oxyde nitreux - dont une tonne équivaut à 298 tonnes de CO2", résume Elena.

Intéressée par l’idée de proposer une alternative au point de faire de nombreuses recherches, la Roquebrunoise a découvert l’existence - en Italie - de nylon recyclé. "Recyclable à l’infini, il est conçu à partir de déchets pré et post-consommation tels que des filets de pêche ou des tapis", glisse-t-elle.

Précisant combien il a été difficile de trouver des fournisseurs quand on ne vient pas du milieu de la mode.

Fabriqué en Europe

"Je dessine les modèles. Par mon expérience, je suis rigoureuse, mais je ne m’imaginais pas créative. On se met souvent des barrières à cause de préjugés qu’on a sur soi-même", ajoute Elena.

Mais de fait, la jeune femme est parvenue à concevoir une brassière, un legging et un débardeur à partir de coupes qui lui plaisaient et qu’elle a adaptées.

À ce jour, les vêtements qu’elle propose se déclinent en trois modèles. Un premier de couleur unie, un second habillé de motifs berbères - un bateau symbolisant la force - et un dernier donnant la part belle aux adinkras, des symboles d’Afrique de l’ouest.

Elena indique s’être rapprochée d’un atelier au Portugal pour les fabriquer, suivant les conseils de la chambre de commerce franco-portugaise à Porto. "Je leur ai envoyé le projet, ils ont fait des prototypes et s’occuperont de la conception."

À l’heure actuelle, lesdits prototypes sont prêts, même si le contexte a quelque peu retardé le calendrier envisagé par la fondatrice de Virya. "Je suis partie vérifier le rendu sur place quelques jours avant que le confinement soit instauré!", sourit-elle.

Insistant sur l’importance, à ses yeux, de travailler en circuit court: exclusivement en Europe, où les conditions de travail sont respectueuses. "Quand on entend parler des grandes marques liées au travail forcé des Ouïgours, en Chine, cela fait réfléchir…"

Pour finaliser son projet, la Roquebrunoise a lancé il y a deux semaines une campagne de crowdfunding, via Ulule, fonctionnant sur un système de pré-commande.

Un moyen pour elle de financer la première production et le premier stock. Dans cette même optique, Elena a reçu l’aide de la plateforme Initiative Menton Riviera.

Les personnes ayant contribué à la souscription devraient ainsi recevoir leur bien d’ici à décembre.

Si les prix nécessitent un peu d’engagement de la part des consommatrices - "derrière les bas coûts se cachent souvent des conditions opaques" - il est à noter qu’Elena compte reverser une partie de ses bénéfices à la Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF), un réseau d’associations luttant contre les violences faites aux femmes.

En termes d’avenir? La Roquebrunoise se projette dans la conception de nouveaux modèles, à l’instar d’un short. Et envisage déjà une collaboration avec une illustratrice pour sa prochaine collection. Sur le thème - "très gai et coloré" - des fleurs de la Côte d’Azur.


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