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Elle conçoit des masques avec des maillots de bain à Monaco et c'est un gros succès

Mis à jour le 09/05/2020 à 20:36 Publié le 09/05/2020 à 19:26
Confinée à La Turbie, Emma Jarach voit ses commandes doper dans le monde entier, notamment avec la reprise de l’école. La créatrice de vêtements de plage fait un don à l’OMS sur chaque vente.

Confinée à La Turbie, Emma Jarach voit ses commandes doper dans le monde entier, notamment avec la reprise de l’école. La créatrice de vêtements de plage fait un don à l’OMS sur chaque vente. Photos DR

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Elle conçoit des masques avec des maillots de bain à Monaco et c'est un gros succès

Confinée à La Turbie, Emma Jarach voit ses commandes doper dans le monde entier, notamment avec la reprise de l’école. La créatrice de vêtements de plage fait un don à l’OMS sur chaque vente.

Tout a commencé par 150 cadeaux aux voisin(e) s et fidèles clientes "pour faire plaisir". "Et puis de plus en en plus d’amis m’en ont demandé pour leurs familles à Monaco, en France et en Italie", résume Emma Jarach.

Aujourd’hui, le dernier né de la marque My Jemma, que l’on rebaptisera “Jemmask”, est en passe de devenir le best-seller de sa boutique en ligne.

Fondatrice de la marque de maillots de bain et vêtements de plage installée depuis 2009 à Monaco, Emma Jarach décide, au début du confinement, de rejoindre en famille sa résidence secondaire à La Turbie. Passée par la maison Gucci et le joaillier Lara Bohinc, la Suédoise ressort alors sa machine à coudre qu’elle n’avait "plus vu depuis vingt ans".

320 cousus elle-même

Alors que son workshop au Palais de la Scala est à l’arrêt, comme la quasi-totalité de ses distributeurs de Saint-Tropez à Miami, en passant par Antibes, Stockholm, Waterloo ou Limone, elle se tourne vers son fabricant, près de Venise, pour quelques conseils. "Ils étaient fermés à la clientèle mais avaient obtenu des certifications notamment pour fournir des masques aux hôpitaux. Ils m’ont dit quel tissu utiliser, les dimensions des tranches, et m’ont donné les patrons. C’était assez simple, j’ai juste décidé d’ajouter plus de tissus sur les côtés." Pour une meilleure tenue sur le visage et aussi l’esthétisme.

En quelques semaines, au rythme de 10 heures de couture par jour, Emma a déjà conçu elle-même 320 modèles de ces masques en coton écologique réutilisables, car lavables cinquante fois à la main. Un coup de fer à repasser étant nécessaire pour assurer une totale hygiène.

Deux euros par masque reversés pour la santé

Assortis aux collections de vêtements de plage de la marque, les “Jemmask” se déclinent en plusieurs coloris et modèles : le “Black Stars” et le “Pink Stars” notamment (voir photos). Petit plus que les fashionistas apprécieront, des boucles de maillot de bain servent d’attache, plutôt que des élastiques classiques.

Grâce à la réouverture des ateliers de son fabricant italien lundi dernier, Emma attend une livraison de 1.000 masques pour répondre à un carnet de commandes bien fourni. "Avec la reprise de l’école, j’ai eu beaucoup de demandes de mamans pour leurs enfants."

Car les “Jemmask” sont conçus pour les grands et les petits. Ces derniers ayant dans un premier temps été éprouvés sur les propres enfants d’Emma, sa fille de 11 ans et son fils de 8 ans.

Livrables dans un délai "de 4 à 5 jours", les masques anti-projections sont vendus 15 euros, dont 2 euros reversés à l’Organisation mondiale de la Santé. "J’ai cherché à qui faire des dons. Il y a énormément de fondations et j’aurais pu donner à une association locale, mais mes clients sont partout dans le monde et je voulais une organisation reconnue, qui parle à tout le monde."

Et effectivement, la clientèle de Jemma est internationale. La dernière commande avant que nous raccrochions provenait de New York. "Trois commandes de clients que je ne connaissais pas. C’est assez étonnant", reconnaît Emma.

Pas mal pour une affaire qui, depuis Monaco, tourne uniquement grâce à Emma et une employée à mi-temps.

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