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Elle aide les femmes du Tibet avec la laine de yack

Mis à jour le 17/07/2017 à 05:19 Publié le 17/07/2017 à 05:19
Kim Yeshi porte toujours une de ses écharpes, ici dans un mélange d'été laine de yack et soie. Elle était venue parler de son entreprise, qui fait vivre des populations rurales au Tibet avec cette nouvelle matière, lors de la cérémonie des Femmes de l'année Monte Carlo 2017.

Kim Yeshi porte toujours une de ses écharpes, ici dans un mélange d'été laine de yack et soie. Elle était venue parler de son entreprise, qui fait vivre des populations rurales au Tibet avec cette nouvelle matière, lors de la cérémonie des Femmes de l'année Monte Carlo 2017. L.M.

Elle aide les femmes du Tibet avec la laine de yack

C'est une laine très précieuse, douce et chaude.

C'est une laine très précieuse, douce et chaude. Mais plus résistante, plus rustique que le cachemire », explique Kim Yeshi de sa voix calme et posée.

Cette femme discrète, Française mariée à un Tibétain a découvert la laine de yack il y a plusieurs années. « J'avais entendu parler de produits en laine de yack, mais c'était très anecdotique. Ma fille et son jeune frère voulaient voyager. Alors, je les ai envoyés chez des amis, ils sont partis faire des photos et je leur ai dit de regarder s'il y avait quelque chose à faire avec les poils de yack. »

Le rêve d'aider

Et ils ont trouvé. S'en suit une chaîne d'aventure.

Et quand finalement les premiers fils sortent, c'est banco. Kim a la confirmation de ce qu'elle pensait : c'est une fibre splendide.

Un trésor qui va lui permettre de réaliser un rêve :

« J'ai toujours voulu faire quelque chose pour les populations en cours de marginalisation. J'ai souvent pensé à développer une industrie avec des produits en matière très locale, de manière à ouvrir la voie vers une certaine amélioration du niveau de vie. »

Et c'est précisément ce qui va se produire. Très vite, les grandes maisons sont séduites par cette nouvelle matière : Arnys, Lanvin, Balmain…

L'entreprise de Kim Yeshi produit des écharpes pour homme. Des étoffes très luxueuses (autour des 1 000 euros), mais résistantes. Et si le prix est si élevé, c'est que le yack ne se tond pas. Il faut cueillir la laine qui tombe une fois par an, lors de la mue. Pour une écharpe, il faut délester sept bêtes.

Femmes autonomes

Aujourd'hui, « Nolrha textiles » produit ses propres articles, vendus directement sur internet, et fait vivre 130 employés.

« Cela leur permet de rester dans leur région, d'éviter l'exode rural que beaucoup de gens supportent très mal. Et les femmes ont une vie très dure au Tibet. Elles vont souvent s'installer chez les parents de leur mari. Et si le mari disparaît, c'est très compliqué. Nous, nous leur offrons un moyen d'être autonomes. Les jeunes couples peuvent s'installer dans leur propre chez eux, et les veuves peuvent subvenir aux besoins de leur foyer. »


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