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Durant une semaine, la cité du citron est devenue cité du violon

Mis à jour le 05/08/2018 à 05:06 Publié le 05/08/2018 à 05:06
La «Master-class» a acceuilli  quinze stagiaires venus des USA, d'Italie, de Roumanie, de Suisse, du Luxembourg, de France, de Russie ou d'Angleterre.

Durant une semaine, la cité du citron est devenue cité du violon

Pendant huit jours et jusqu'à hier, le conservatoire de Menton a accueilli les jeunes surdoués de la « master-class » internationale du violoniste Zahar Bron

Il fallait les voir, pendant une semaine, ces enfants, énergiques, concentrés, décidés, volontaires, qui se dirigeaient tête baissée vers le conservatoire, tenant une boîte à violon à la main.

Alors qu'à une centaine de mètres de là, au bas de la rue Cochrane, la jeunesse mentonnaise se faisait dorer sur la plage, eux ne pensaient qu'aux sonates qu'ils allaient jouer à leurs maîtres.

Du 29 juillet et jusqu'à hier, s'est tenue au conservatoire la « master-class » d'un des meilleurs professeurs de violon du monde, Zahar Bron.

Des jeunes du monde entier

Depuis deux ans, ce maître incontesté délocalise à Menton, durant une semaine d'été, l'école pour violonistes surdoués qu'il a créée en Suisse à Zurich, et qui est fréquentée par des jeunes du monde entier.

Durant une semaine, la cité du citron est devenue cité du violon pour quinze stagiaires venus des USA, d'Italie, de Roumanie, de Suisse, du Luxembourg, de France, de Russie, d'Angleterre.

Parfois, ils étaient accompagnés par leurs parents, n'ayant que 7 ou 8 ans.

Les professeurs de l'Académie de violon sont, outre Zahar Bron, le violoniste russe Boris Garlitszky, professeur au conservatoire de Paris, au Curtis Institute de Philadelphie et à la Musikhochschule de Berlin, la violoniste - russe elle aussi - Liana Tretyskova et la célèbre Japonaise Sayaka Shoji. (Voir ci-dessous)

C'est précisément à un cours de Sayaka Shoji que nous avons assisté.

Au milieu de la salle Sophie, 12 ans, d'origine russe, interprète les « Quatre saisons » de Vivaldi. Elle joue bien, avec assurance, de manière fluide.

Mais Sayaka Shoji l'arrête. Elle aimerait un phrasé encore plus souple. Elle marmonne en anglais quelques indications. Mais, afin d'être plus explicite, prend son violon et montre l'exemple. Tout de suite, la phrase qu'elle joue est lumineuse. Sophie reprend, elle a compris ce qu'il fallait faire au niveau des doigts, de l'archet, du phrasé pour améliorer son jeu.

Les « Quatre saisons » s'ensoleillent.

Sayaka Shoji sourit. Elle a obtenu ce qu'elle voulait de son élève. On poursuit pas à pas l'exploration de la partition. Sophie joue les quatre mesures suivantes, Sayaka l'arrête, la conseille, modifie la place de son archet, étire son phrasé. Cela se passera une soixantaine de fois dans l'heure que durera le cours. Et, au bout de l'heure, les « Quatre Saisons » de Vivaldi auront pris de la couleur, seront devenues plus pimpantes, plus coulantes.

Dans le fond de la salle se trouve Inna. Inna est la maman de Sophie. Elle enregistre tout le cours sur son téléphone portable. Sûr qu'une fois rentrées à la maison, elles l'écouteront en boucle avec sa fille pour ne rien perdre des précieux conseils qu'aura prodigués Sayaka Shoji !

C'est ainsi que, cours après cours, se façonnent les futurs virtuoses. Car, c'est sûr, parmi ces jeunes et ces enfants venus à Menton se trouvent de futurs grands professionnels. Vous pourrez entendre certains d'entre eux lors d'un concert cet après-midi au Musée Cocteau. Tous se souviendront de leur été 2018 à Menton.


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