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Du mobilier solidaire pour le château de la Causega

Mis à jour le 10/07/2018 à 05:05 Publié le 10/07/2018 à 05:05
En haut, Christine Scaramozzino (2e à gauche) entourée des membres du Rotary, qui ont contribué au financement de la fabrication des meubles pour le château de la Causega.

En haut, Christine Scaramozzino (2e à gauche) entourée des membres du Rotary, qui ont contribué au financement de la fabrication des meubles pour le château de la Causega. A.R.

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Du mobilier solidaire pour le château de la Causega

La réhabilitation du futur lieu de répit qui ouvrira à Fontan pour les familles touchées par la maladie est pratiquement terminée. En témoigne l'installation de meubles fabriqués par des lycéens

Les belles histoires commencent et se poursuivent toujours par des rencontres. Le projet de création d'un lieu de répit destiné aux familles fragilisées par la maladie - au sein du château de la Causega - n'échappe évidemment pas à la règle. Certes, financer de la santé publique via de l'économie sociale et solidaire avait déjà tout d'un trait de génie. Mais de fait, les partenaires n'ont pas tardé à s'agglomérer pour apporter leur pierre à l'édifice - dont les fondations ont été posées, brique après brique, par Christine Scaramozzino.

Dernière réalisation collégiale en date : la fabrication du mobilier, à partir d'ancien, par des élèves du lycée Pasteur de Nice (1). De telle sorte que « comme le Château, les meubles auront une histoire ».

Sinon une âme.

« Cru à une Arlésienne »

Un tel partenariat, dont le résultat a été présenté vendredi dernier à Fontan, remonte en fait à décembre 2016. Et à une suggestion du Rotary. « Lors d'une réunion où il y avait des représentants du lycée Pasteur, Christine Scaramozzino a dit qu'elle souhaiterait des chambres avec du mobilier ayant vécu. Nous avons suggéré que les élèves s'en chargent. C'est un moyen pour eux de faire des travaux pratiques qui aient du sens », explique Georges Penet, l'ancien responsable du club service niçois, dont le successeur entend bien emprunter le même chemin. L'ensemble des Rotary clubs de Nice, aidés de leur district, se sont ensuite engagés à financer « tout ce qui ne pouvait pas l'être par le lycée » : déplacements, matières premières…

En juillet 2017, une vingtaine d'élèves est ainsi arrivée sur site, a examiné les besoins, proposé les travaux qui étaient en sa compétence. Et au final, toutes les sections du lycée des métiers (teinture, menuiserie, microtechnologie, ferronnerie…) ont œuvré, souligne la directrice déléguée aux formations professionnelles et technologiques, Nadine Barbier. Qui compte bien continuer à motiver ses troupes - élèves et enseignants - pour faire avancer, encore et encore, un projet auquel une vallée, de futurs usagers et le monde économique local, ainsi que national, croient chaque jour davantage.

« à un moment, on a cru que La Causega deviendrait une Arlésienne, ironise Christine Scaramozzino, consciente que le retard pris par le chantier a pu en inquiéter plus d'un. Mais nous avons aujourd'hui la confirmation que le château ouvrira bien cette année. Et que les instances publiques et politiques seront présentes en appui. »

Invité à s'exprimer sur le sujet, le maire de Fontan, Philippe Oudot, souligne que le projet a obtenu une aide financière de la communauté d'agglomération de la Riviera française (Carf). Dont l'actuel président n'est autre que le maire de Menton… propriétaire du château. « Pour notre commune, c'est un projet très important, ajoute-t-il. On attend avec impatience l'ouverture du château ». Avec ses vingt chambres, ses cinquante-quatre lits, sa salle de séminaire, son parc et ses trois parcours sport/santé, ses coins lectures, son potager…

Les derniers mots de la directrice générale du château vont à l'équipe pressentie pour travailler à la Causega dès le printemps dernier. Obligée de prendre son mal en patience le temps que la fondatrice recouvre la santé.

« Le cœur à l'ouvrage »

« Ils ont dû aller à droite, à gauche dans la vallée pour s'en sortir mais ils sont restés là, même quand j'étais hors course », s'émeut Christine Scaramozzino. Étonnée que les choses aient avancé dans le bon sens, en son absence. Notamment au niveau étatique, avec la reconnaissance progressive de la notion de répit et du statut des aidants. « Quand le monde associatif se mobilise, quand les jeunes croient à un avenir solidaire, quand des adultes en situation de réinsertion mettent tout leur cœur à l'ouvrage, quand des équipes pédagogiques et des formateurs ont plaisir à transmettre, je ne peux que valider un sage dicton ancien : "l'espoir est le dernier à mourir"» écrivait-elle en juin dans un mail à l'attention de tous ceux qui les ont soutenues.

La Causega et elle.


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