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Disparue en 1968, la

Mis à jour le 23/07/2019 à 10:24 Publié le 23/07/2019 à 10:23
Le « bateau noir », de type Daphné, avait enchaîné avant sa disparition les exercices éprouvants de mise en condition opérationnelle.        	      (DR)

Disparue en 1968, la

L’épave du sous-marin a été localisée dimanche soir par le Seabed Constructor, un navire d’une compagnie américaine spécialisée dans ce type de recherche. Depuis 51 ans, la Minerve reposait avec son équipage de cinquante-deux héros à 45 km au sud de Toulon, par 2 370 mètres de fond

C’est la fin d’une quête à la croisée de l’Histoire, froide et dure comme une coque d’acier, et de l’émotion toujours brûlante des proches des victimes, comme celle qui a marqué au fer rouge l’âme de Toulon un dimanche de janvier 1968 et secoué alors les esprits dans le pays tout entier.

C’est la fin d’une quête et le début du repos. Le temps du deuil sans doute, enfin, pour cinquante-deux familles, comme autant de jeunes héros tragiquement morts pour la France dans un accident de sous-marin à jamais inexpliqué.

Cinquante et un ans après la mystérieuse disparition de la Minerve, c’est un tweet de la ministre des Armées Florence Parly qui a annoncé, hier matin, la nouvelle : l’épave a été retrouvée dimanche soir, vers 19 h 30, à 45 km au sud/sud-ouest de Toulon, par 2 370 mètres de fond.

Sollicité par la Marine nationale à l’issue d’un appel d’offres, le Seabed Constructor, navire d’une compagnie américaine spécialisée dans l’exploration océanique, l’a localisée au bout de cinq jours à sillonner les profondeurs.

L’inscription « MIN » sur le kiosque

Après avoir fait relancer les recherches en février, Florence Parly pouvait souligner « la prouesse technique » qui a conduit un drone sous-marin, dans un secteur délimité grand comme la ville de Paris, à repérer distinctement trois morceaux du bateau étalé sur 300 m.

« L’identification a pu être réalisée formellement : on lit sur le kiosque les trois premières lettres de son nom en rouge, “MIN”, et le “S” de sous-marin », a expliqué le vice-amiral d’escadre Charles Henri du Ché, préfet maritime de la Méditerranée et directeur des opérations de recherche.

Sous-marinier lui-même, il a, dit-il, dans « un mélange d’émotion et de satisfaction », eu immédiatement « une pensée pour les familles ». Et de poursuivre : « Elles ont enfin une sépulture maritime. »

Pour ce faire, l’amiral a tenu à souligner « l’œuvre collective » qui a permis cette découverte. Soit, entre autres, le fait d’allier les moyens du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), les premiers à avoir enregistré le signal sismique de l’implosion du sous-marin en 1968, et les compétences du Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM), dont les hommes étaient notamment présents à bord du Seabed Constructor.

De ces données croisées et recroisées encore, de cette volonté de la Marine de ne rien laisser au hasard et de mettre en œuvre les grands moyens, de cette enquête de huit mois entre février dernier et début juillet aura finalement accouché avec une précision certaine le lieu supposé du drame.

Au final, il se situait une vingtaine de kilomètres au sud d’où s’étaient concentrées les recherches en 1968.

« Un sanctuaire maritime inviolable »

Et maintenant ? À la question de savoir si des investigations allaient être menées pour connaître les raisons de la perte du sous-marin, le préfet maritime s’est raidi : « Ce n’est pas le sujet. Certes, des photos continuent d’être prises par le Seabed Constructor. Mais moi, mon objectif était de donner une sépulture maritime dans un délai le plus court possible aux familles, ce qui a été fait. On parle là désormais d’un sanctuaire inviolable. »

À une date qui reste encore à déterminer, une cérémonie hommage avec les familles devrait être organisée en mer, au-dessus de la Minerve.


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