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Deux (saints) Christophe en patrons de la catégorie R1

Mis à jour le 22/01/2018 à 05:14 Publié le 22/01/2018 à 05:14
Ces deux Français de Monaco ont récupéré hier leur matériel de course à l'ACM, avec les 110 autres concurrents du Rallye Monte-Carlo.

Ces deux Français de Monaco ont récupéré hier leur matériel de course à l'ACM, avec les 110 autres concurrents du Rallye Monte-Carlo. Jean-François Ottonello

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Deux (saints) Christophe en patrons de la catégorie R1

Jeudi, Christophe Bérard et Christophe Bernabo prendront le départ du 86e Rallye Monte-Carlo à bord de leur Twingo R1. Objectif : un deuxième titre consécutif dans la catégorie amateurs

Autour du cou, il ne porte pas une croix mais l'emblème du Rallye Monte-Carlo. « Ce rallye, c'est ma vraie religion », rigole Christophe Bérard, 49 ans, dont un quart de siècle de rallyes derrière lui, comme copilote puis pilote. Parler de religion est d'autant moins déplacé que son copilote s'appelle Christophe Bernabo, et que saint Christophe n'était autre que le saint patron… des automobilistes ! Ça ne s'invente pas.

Autant dire que les deux Christophe de ce 86e Rallye Monte-Carlo pourront, en plus de leur expérience, compter un tout petit peu sur les dieux du volant pour les mener au bout de l'épreuve et, espèrent-ils, sur la plus haute marche du podium dans la catégorie R1. Ce sont d'ailleurs les tenants du titre dans la plus petite des catégories.

Matériel de course

« Bonjour, M. Bérard, n°119. Vous voulez ma carte d'identité ? » Il est 14 h, hier. Même si le pilote est connu comme le loup blanc à l'ACM, il ne déroge pas aux règles auxquelles sont soumis tous les concurrents. Après avoir décliné son identité, le pilote de la Renault Twingo R1 garée devant l'Automobile Club de Monaco récupère son roadbook. « Ce bouquin nous indique comment rejoindre les spéciales ainsi que le tracé de chacune d'elles », explique le pilote français, qui vit à Monaco.

Hier, les deux Christophe et les 110 autres participants au plus mythique des rallyes automobiles ont convergé vers l'ACM. Une première étape obligatoire. Tout au long de l'après-midi, ils ont récupéré leur roadbook et le système de tracking qui mesure en temps réel la vitesse des voitures lors des reconnaissances. Il permet aux commissaires de course de s'assurer que les voitures, qui vont parcourir deux fois les spéciales au milieu de la circulation, entre aujourd'hui et mercredi, respecteront bien le code de la route.

Un repas bien arrosé

Christophe Bérard s'apprête à disputer son 5e Rallye Monte-Carlo en tant que pilote, avec son navigateur Christophe Bernabo. Ils visent tout simplement la victoire dans la catégorie R1. Ce qui constituerait un doublé pour cet équipage de la Principauté.

L'aventure de ces deux Français de Monaco, employés dans les casinos de la Société des Bains de Mer - ils sont d'ailleurs sponsorisés en grande partie par la SBM -, a débuté en 2004, à l'issue d'un repas bien arrosé. « Je courais en rallye depuis des années comme navigateur, explique Christophe Bérard. J'ai commencé à l'âge de 18 ans. Ce soir-là, on s'est lancé un pari : participer ensemble au Rallye historique. »

L'émotion de la première fois

Tout est parti de là. En 2005, Christophe Bérard passe derrière le volant et Christophe Bernabo devient son copilote. Ils remettent le couvert deux ans plus tard dans la même épreuve, puis enchaînent avec quatre rallyes électriques. Puis, en 2010, ils participent à leur premier Rallye Monte-Carlo. Bonne pioche : ils le remportent dans la catégorie N1, devenue R1 depuis. La plus petite des catégories, qui réunit moins de dix voitures chaque année.

Les deux Christophe vont donc disputer leur 5e Rallye Monte-Carlo, avec l'ambition de gagner à nouveau. Et comme à chaque fois depuis vingt-cinq ans que Christophe Bérard passe près de Lucéram, il repensera avec émotion à cette nuit de janvier 1975. « Je suis très attaché à ce rallye. Tout petit, je regardais les spéciales au bord de la route. La première fois, j'avais 7 ans, j'étais avec ma mère. Quand les voitures sont passées, j'ai eu un grand frisson. Je me suis dit : "Un jour, je serai dans la voiture."» À chaque fois qu'il passe près de Lucéram ou qu'il raconte cette scène qui a fondé sa passion pour le rallye, son cœur se serre et les larmes coulent. Le Rallye Monte-Carlo, il le porte autour du cou et surtout dans son cœur.

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