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Des visites à la découverte des ruelles de la vieille ville

Mis à jour le 23/02/2019 à 10:11 Publié le 23/02/2019 à 10:11
Elisabeth Lafite raconte l’histoire du tremblement de terre de 1887, qui a détruit une partie de la vieille ville. En haut à gauche, une statue de la Vierge offerte par les Mentonnais, pour les avoir sauvés.

Elisabeth Lafite raconte l’histoire du tremblement de terre de 1887, qui a détruit une partie de la vieille ville. En haut à gauche, une statue de la Vierge offerte par les Mentonnais, pour les avoir sauvés. Sébastien Botella

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Des visites à la découverte des ruelles de la vieille ville

Pendant la Fête du citron, le service du patrimoine organise des visites guidées de la vieille ville. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de Menton, du Moyen-Âge à nos jours

C’est une foule compacte qui se presse sur le parvis de la basilique St-Michel Archange. Ils étaient presque une centaine mardi dernier à vouloir visiter la vieille ville de Menton. Deux guides du service patrimoine se partagent les visiteurs.

Cité fortifiée

Et la marche s’annonce ardue, tant les ruelles semblent raides. Heureusement, les arrêts sont fréquents ! Élisabeth Lafite, la guide conférencière, raconte les origines de la ville : « Cette cité a été construite en 1340 par les princes de Monaco, de la famille Grimaldi. Nous étions au Moyen-Âge, elle a donc été fortifiée. » Et en effet on le remarque aisément, tant les ruelles sont étroites et le bâti resserré.

L’accompagnatrice compare même le quartier à un « jeu de Tetris » ! Plus tard, des sortes d’énormes ponts traversants se rajoutent sur les étages, pour agrandir ces appartements où il n’y avait ni cuisine, ni mobilier. En effet, on y dormait seulement, le reste du temps, les citoyens travaillaient aux champs ou au port, pour le commerce - entre autres - des agrumes, et préparaient la soupe et le pain au four communal.

Tremblement de terre

Ce n’est que vers 1750-1800 que la population commence à construire vers la rue St-Michel - l’actuelle rue piétonne. Mais en 1887, un terrible tremblement de terre a fortement endommagé la vieille ville, sans causer de morts. Les Mentonnais firent installer une statue de la Vierge Marie, pour montrer leur reconnaissance d’avoir été épargnés.

Un peu plus haut, on découvre la première fontaine de la ville, qui date tout de même de 1883 ! À l’époque, il n’y avait que quelques lavoirs, dans lesquels on lavait tout le linge de l’hiver, une fois le printemps venu.

Le groupe s’attarde également sur une fresque de Saint Michel, là ou se trouvait initialement la chapelle des Pénitents blancs - aujourd’hui à côté de la basilique. L’archange est représenté les deux mains prises, l’une par un glaive, l’autre par la balance servant à peser les âmes des mortels.

Après avoir gravi la colline, on sort de la vieille ville pour arriver dans ce qui était des champs, et apparaît le cimetière du Vieux-Château, le tout premier de Menton.

Tourisme médical

Celui-ci date de 1864, la ville était française depuis seulement trois ans.

En 1860, la ville accueille Henry Bennett, médecin britannique atteint de tuberculose, qui souhaite finir ses jours au bord de la Méditerranée. Après un hiver à Menton, il guérit miraculeusement, et en fait un véritable attrait touristique : pendant dix ans, de nombreux malades séjournent à Menton, prennent des bains de mer et de soleil en plein hiver. Problème, c’est une véritable hécatombe ! Dès 1870, le tourisme deviendra plus classique, et ce jusqu’au début de la guerre, en 1914.

Pendant cette période, de grands palaces sont construits, ainsi que des havres de verdure d’exception, comme le jardin Maria Serena ou celui du Val Rahmeh.

La guide en profite pour conseiller la visite de ces jardins, ainsi qu’une promenade le long du boulevard de Garavan, qui part du cimetière et finit au bord de mer, le tout en une vingtaine de minutes. Retour sur le parvis de la basilique, où entre deux coups de marteau-piqueur, Élisabeth Lafite raconte l’histoire de ce monument.

C’est à l’initiative du prince Honoré II de Monaco que cette église a été érigée, en 1640.

Ce prince bâtisseur a également eu l’idée de construire le bastion, pour défendre Menton des attaques venant de la mer. Saint Michel a été choisi comme protecteur car la ville étant frontalière, il fallait se protéger contre nos voisins…

Cette basilique de type baroque a de nombreux ornements en marbre, comme pour son autel, ainsi que de nombreuses fresques en trompe-l’œil. Le 25 septembre 2018, elle reçoit un deuxième archange, originaire de Mers El-Kébir en Algérie, et offert par la confrérie St-Michel de la Ciotat.

Statue de Saint Michel tuant le démon.
Statue de Saint Michel tuant le démon. E.C.

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