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Des personnes âgées, une dame en fauteuil... Vent de révolte dans une résidence privée d'ascenseur depuis deux mois à Roquebrune

"Pris en otage" depuis près de deux mois, les habitants âgés et handicapés d’un immeuble à Roquebrune-Cap-Martin ont lancé une pétition et alerté la presse pour ressortir de chez eux.

Célia Malleck Publié le 27/07/2022 à 14:21, mis à jour le 27/07/2022 à 14:07
Au 3e étage, une septuagénaire handicapée est assignée à résidence. Photo C. M.

Ils n’en peuvent plus. Depuis près de deux mois, les habitants d’un immeuble de 7 étages à Roquebrune-Cap-Martin sont privés d’ascenseur. La machine est en panne et le syndic ne fait rien, selon eux.

Exaspérés, une dizaine de copropriétaires âgés du bâtiment B du "Bellevue", situé au 248 avenue Aristide-Briand, ont lancé une pétition et alerté Nice-Matin. "On veut seulement pouvoir sortir de chez nous", souffle l’un d’eux sur le pas de la porte.

"Des entreprises ont fait des travaux dans des appartements aux 5e et 7e étages, explique une nonagénaire. Ils ont utilisé l’ascenseur comme un monte-charge. Depuis, il est en panne. On nous dit que c’est un problème de carte mère. Qu’elle devait venir de Chine, puis de Lyon, puis d’Espagne et maintenant de Rome! Ça va faire deux mois. On paye toujours les charges, mais on ne sait toujours pas quand l’ascenseur sera réparé. On se sent pris en otage."

Des personnes en fauteuil roulant

"Ma femme est en fauteuil roulant, abonde un homme à l’étage du dessus. Elle est obligée de rester au lit toute la journée. Elle ne peut pas voir son kiné, ni son orthophoniste, parce qu’ils ne se déplacent pas à domicile. Il a fallu que j’appelle les pompiers pour la faire sortir."

 

Même cas de figure au 3e. Un couple de septuagénaire est assigné à résidence. "Ma femme est handicapée, souffle l’époux valide, mais éprouvé par les escaliers en cette période de canicule. Ce matin, on a dû faire appel à des ambulanciers pour ses besoins médicaux. Ils l’ont porté dans les escaliers."

"C’est aberrant, juge un cinquantenaire. Moi je ne me plains pas, je suis jeune. Et puis, il y a un élan de solidarité entre nous pour faire les courses, descendre les poubelles... Mais c’est inadmissible qu’on ne fasse rien pour ces personnes. C’est même dommage qu’on soit obligés de passer par le journal pour faire bouger les choses."

Le silence du syndic

Selon ces derniers, le cabinet Trabaud De Clerck qui gère l’immeuble a été prévenu à de nombreuses reprises. "Il a promis des interventions qui n’ont jamais eu lieu et se mure actuellement dans le silence et l’inaction", fulmine le petit-fils d’un des copropriétaires.

Contacté, le syndic de copropriété - visiblement bien au courant de la situation - n’a pas souhaité donner suite à notre sollicitation.

 

"Le problème, c’est que l’ancien syndic n’avait rien fait avant lui, glisse le plus modéré de la bande. L’immeuble date des années 1950. On en paye le prix aujourd’hui. "

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