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Des patients déshydratés arrivent tous les jours aux urgences du CHPG

Mis à jour le 25/07/2019 à 08:10 Publié le 25/07/2019 à 08:05
Une baisse de l’état général peut être le signe d’une déshydratation.

Une baisse de l’état général peut être le signe d’une déshydratation. Photo Cyril Dodergny

Des patients déshydratés arrivent tous les jours aux urgences du CHPG

Les fortes chaleurs provoquent inévitablement des pathologies plus ou moins sévères. Mais les mesures de prévention semblent tout de même porter leurs fruits, d'après les médecins hospitaliers. Aucun cas de décès n'a heureusement été constaté.

Quel point commun entre un couvreur de moins de 25 ans qui œuvre à l’étanchéité d’une terrasse en utilisant un chalumeau et un poète anglais octogénaire retrouvé mercredi matin mal en point par son infirmière? Sans doute rien sinon un coup de chaleur.

"Il faisait 50 degrés dans l’appartement et le vieil homme avait 39 de fièvre, explique le docteur Frédéric Brod, chef de service adjoint des urgence du Centre hospitalier Princesse-Grace (CHPG). Il y a beaucoup de coups de chaleur en ce moment. Mais nous n’avons pas constaté de décès."

Un ouvrier en bâtiment "totalement déshydraté"

Premières victimes de la canicule: les personnes âgées qui vivent seules chez elle. "Les déshydratations vont très vite et provoquent des confusions. C’est important de rester en contact avec le voisinage."

Le professeur Yann-Erick Claessens, chef de service des urgence, a accueilli, lui, quelques heures plus tôt, le jeune ouvrier en bâtiment "totalement déshydraté".

"Quand les patients arrivent aux urgence parce qu’ils ont accumulé trop la chaleur, ils sont fébriles. Ils présentent des troubles de la vigilance et du comportement. Certains sont plus fragiles que d’autres, notamment les malades qui suivent un traitement cardiogénique qui doit être adapté quand il fait chaud. Or, c’est très difficile de trouver un équilibre entre la bonne hydratation, le bon dosage de médicaments et la chaleur inhabituelle."

Ceux qui n’ont jamais soif

D’autres personnes, notamment les seniors, ont ainsi une diminution de la perception de soif. Les neuroleptiques ou les psychotropes altèrent aussi la sensation de soif. "C’est pour cela que les patients psychiatriques sont aussi à risque, souligne le chef de service des urgence. Chez eux, pas besoin de très grandes chaleurs pour les rendre très malades."

Avec des pics de température semblables à ceux de la canicule de 2003, peut-on craindre les mêmes effets dramatiques quant à la mortalité ? "Grâce à des campagnes dorénavant systématiques, la prévention fonctionne bien heureusement, note le professeur Yann-Erick Claessens. Nous voyons donc les patients beaucoup plus précocement. En 2003, les vieillards arrivaient avec plus de 40 de fièvre et le mal était déjà fait. Aujourd’hui, ils sont mieux surveillés, les médecins ont appris à adapter certains traitements et les gens se sont dotés de ventilateurs ou de climatiseurs. Mais surtout, l’entourage est beaucoup plus sensible."

Les conseils des médecins

Alors on ne le répétera jamais assez, la meilleure prévention, c’est l’absorption d’au moins un litre et demi par jour. De l’eau bien sûr, parce que "l’alcool déshydrate encore plus", explique le docteur Frédéric Brod. Mais aussi se couvrir avec du linge humide, ne pas s’exposer au soleil, faire des courants d’air dans son logement et fermer les volets. Prêt pour une bonne sieste?

Pendant les périodes de canicule, la Direction de l’action sanitaire met en place un dispositif d’information et de prévention des risques liés aux fortes chaleurs.

Les gens se plaignent parfois d’une baisse de l’état général qui les pousse à venir aux urgences. Et la cause du mal est souvent uniquement la déshydratation. "On en a tous les jours", note le docteur Frédéric Brod. Selon les cas, les patients restent hospitalisés entre quelques heures (les jeunes notamment) à quelques jours. Mais le couvreur déshydraté de 25 ans est reparti tout de même avec un arrêt de travail de 48 heures. "Le traitement, c’est l’éviction de la cause, note le professeur Yann-Erick Claessens. Il sentait des vertiges et avait des palpitations lorsqu’il se mettait debout. C’est un signe de déshydration."

Signes de déshydratation pour les médecins également: quand le patient n’urine plus ni transpire. Dans ce cas, il n’a plus suffisamment de fluide dans son organisme pour éliminer la température. Le corps est alors en surchauffe.

"Lorsque vous avez la peau sèche alors qu’il fait chaud, c’est que votre organisme est déshydraté", explique le Pr Yann-Erick Claessen.

Le docteur Frédéric Brod, chef de service adjoint des urgences du centre hospitalier Princesse Grace et le professeur Yann-Erick Claessens, chef de service des urgences.
Le docteur Frédéric Brod, chef de service adjoint des urgences du centre hospitalier Princesse Grace et le professeur Yann-Erick Claessens, chef de service des urgences. J.D.

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