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Des orchidées à perte de vue au Palais de l’Europe Des espèces sauvages poussent à... Saorge

Mis à jour le 23/02/2019 à 10:23 Publié le 23/02/2019 à 10:23
Au Palais de l’Europe, entre les stands du festival, se dressent des dizaines d’orchidées.

Au Palais de l’Europe, entre les stands du festival, se dressent des dizaines d’orchidées. Sébastien Botella

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Des orchidées à perte de vue au Palais de l’Europe Des espèces sauvages poussent à... Saorge

La Fête du citron, c’est aussi le festival des orchidées, installé à Menton jusqu’au 3 mars. Quelles espèces sont les plus vendues et comment sont-elles conservées ? On vous dit tout !

On a tendance à penser que l’orchidée est très (trop !) fragile, mais ce n’est pas le cas de toutes les espèces ! Car avant d’envahir les salons, la demoiselle est bien une fleur des champs, qui évolue dans le moyen et l’arrière-pays mentonnais, en particulier à Saorge, sur le site Natura 2000 « La Bendola » le long de la vallée à l’est du village.

Et sur les 160 espèces répertoriées en France, ce ne sont pas moins de 50 sortes qui poussent sur ce territoire. Les conditions climatiques et l’habitat y sont particulièrement adaptés : une bonne luminosité, de la végétation assez basse et peu dense.

Malheureusement, avec la raréfaction des troupeaux de moutons qui pâturaient en ces lieux, le terrain est de moins en moins en adéquation avec la survie des espèces. Les genêts et les buissons envahissent les prairies, et mettent en danger leur reproduction. En plus de la diminution progressive des insectes pollinisateurs, comme les abeilles. Ces dernières apprécient tout particulièrement l’orchidée, qui prend des formes et des couleurs très différentes : tantôt elles ressemblent à un papillon, à un oiseau ou à un bourdon, et la panoplie de ses coloris est infinie, allant du blanc au violet, en passant par le jaune et le rose.

Certaines espèces d’orchidacées sont donc surveillées de près par la Communauté de la Riviera Française (Carf), d’autant que certains spécimens comme l’Ophrys lutea sont rares et menacées de disparition.

Saorge étant sur un site classé Natura 2000, tout est fait pour la sauvegarde de ces plantes aux silhouettes étonnantes. Brigitte Bresc, maire de Saorge, explique comment les citoyens vivant sur les terrains concernés peuvent participer à leur sauvegarde : « Concrètement, le propriétaire s’engage pour une durée de 5 ans, la première année une action spécifique de débroussaillage est menée par un professionnel et prise en charge par le réseau Natura 2000 (financement : 47 % de l’État et 53 % de l’Europe). Les années suivantes, le propriétaire s’engage à entretenir son terrain afin de favoriser l’extension des pelouses et la pousse des orchidées. » Et si vous en croisez lors de vos promenades, le meilleur moyen de les préserver est bien sûr de ne pas les cueillir, et de ne pas les abîmer, car ces beautés rares sont, pour certaines, protégées. Il serait dommage de se priver de ce spectacle !

On en voit de toutes les couleurs au Palais de l’Europe ! Au premier étage, le sol est jonché d’orchidées multicolores, créant un somptueux jardin intérieur.

L’AOEF, l’Association des orchidophiles et épiphytophiles de France, est à l’origine de cette réalisation - pour la 36e édition - toujours pendant la Fête du citron. Parmi les fleurs, une licorne, des totems, des personnages fantastiques… en adéquation avec le thème de cette année.

Réputées fragiles

Tout autour s’organisent les stands du salon de l’artisanat, et bien sûr celui de l’AOEF. Ici, on peut acheter des orchidées, dont les tarifs varient de 15 euros pour les plus simples à 90 euros pour les plus majestueuses. Mais les badauds s’inquiètent de dépenser autant pour une fleur réputée très fragile, et qui, si on n’en prend pas le plus grand soin, peut très vite se flétrir. Le trésorier de l’association, Daniel Vernhet, se veut rassurant : « Nous vendons en général l’orchidée phalaenopsis, car c’est l’une des espèces les plus résistantes. »

Classique, abordable, et qui dure jusqu’à deux mois, l’idéal pour ceux qui n’ont pas forcément la main verte !

Des espèces rares

La plupart des plantes destinées à la vente viennent d’Italie, et elles sont stockées dans une pièce où il fait plus de 15 degrés.

Toutes, sauf les cymbidium, originaires de l’Himalaya et qui supportent des températures jusqu’à -5 °C !

D’autres espèces, beaucoup plus rares, sont exposées dans des vitrines fermées. Des orchidées venues d’Amérique du Sud, d’Asie, sont admirées par les amateurs comme les spécialistes, parfois venus de loin spécialement pour l’occasion.

Une hausse de la fréquentation

Car tout comme la centaine de membres de l’AOEF, certains n’hésitent pas à traverser les frontières pour découvrir de nouvelles esp ces.

Sachant qu’il en existe aujourd’hui plus de 100 000 variétés, nées d’hybridations de toutes sortes, cette passion a de belles années devant elle !

Pour preuve, Daniel Vernhet constate d’ores et déjà une hausse de 10 à 15 % de la fréquentation du Festival par rapport à l’année dernière.

Jean-Marie Cevasco

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