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Des nurseries marines immergées dans les ports

Mis à jour le 14/04/2018 à 05:17 Publié le 14/04/2018 à 05:16
Ce Biohut, en bois de châtaignier, abritera des larves juvéniles au port Hercule.

Ce Biohut, en bois de châtaignier, abritera des larves juvéniles au port Hercule. Jean-François Ottonello

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Des nurseries marines immergées dans les ports

Ces trois derniers jours, une cinquantaine d'habitats artificiels ont été installés aux ports Hercule et Fontvieille par Ecocean, afin de protéger trente espèces et d'améliorer leur survie

Au thermomètre, l'eau du port Hercule n'affiche guère plus de 13 degrés. En combinaison, Rémy Dubas plonge dedans sans broncher. Sa mission du jour : fixer des Biohut le long du quai Antoiner-Ier et sous les pontons.

Traduction : des habitats artificiels, abris salutaires pour protéger les petits poissons de prédateurs plus menaçants. D'autant plus vital dans un environnement portuaire où rien, à la base, ne leur permet de survivre.

« Cette année, on en installe cinquante sur les ports Hercule et Fontvieille pour quatre années. Ces maisons biologiques peuvent accueillir jusqu'à trente espèces : le loup, la daurade, le pageot, le pagre, le sar… », liste le plongeur professionnel et responsable technique chez Ecocean.

Il y a quatre ans, déjà, cette société montpelliéraine en avait posé quarante similaires pour ce qui, à l'époque, ressemblait davantage à une phase de tests, en lien avec la Direction des Affaires Maritimes.

« Après un prédiagnostic des ports, on fait attention à ne pas les installer dans les courants d'eau douce, ni dans la zone technique ou d'approvisionnement en gasoil », complète Yann Guais, responsable du développement chez Ecocean.

Garde-manger dans les cages en acier

Sur le quai, deux sortes de Biohut. Le premier, en bois de châtaignier, abritera les larves juvéniles, aux plus grandes mensurations. Le second, des cages en acier scindées en deux, sera le repère des post-larves lilliputiennes. D'un côté, du vide où évolueront ces minuscules poissons. De l'autre, quinze kilos de coquilles d'huîtres vides. « Sur ces coquilles, de la vie vagile et cryptique se fixe. Des crabes, des crevettes, des algues vertes et brunes… Autant de nourritures qui attirent les post-larves », poursuit Rémy Dubas, en train de perforer un trou dans le quai pour ancrer solidement ces nurseries marines. Un garde-manger, en somme.

« Ils produisent un son biologique »

Sur les quatre dernières années à Monaco, le suivi scientifique a permis d'observer une diversité et abondance d'espèces, à l'instar des blennies à tentacules touffues qui se font plutôt rares en Méditerranée. Ainsi qu'un fait pour le moins insolite. « Les Biohut produisent un son biologique qui attire les poissons. Leur instinct les guide là où ils entendent du bruit, là où ils sentent qu'ils sont en sécurité. Ce n'est pas le monde du silence comme on pourrait le croire », sourit Yann Gais. Un biologiste marin viendra trois fois par an pour étudier l'évolution de ces Biohut. En moyenne, les larves y restent plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le temps d'atteindre la fameuse « taille refuge ». Suffisante pour échapper à l'appétit insatiable des prédateurs. Thibaut Parat

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