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Des légendes de l'espace en avant-première

La NASA a fêté ses soixante ans hier et, à cette occasion, des anciens astronautes avaient fait le déplacement pour assister à l'avant-première d'un documentaire sur la conquête spatiale

Ludovic Mercier Publié le 23/11/2018 à 05:12, mis à jour le 23/11/2018 à 05:12
Le Dr Ilhami Aygun, de Monaco SSI, et les anciens astronautes de la NASA, autour de Maguy Maccario Doyle, ambassadeur de Monaco aux Etats-Unis et au Canada.
Le Dr Ilhami Aygun, de Monaco SSI, et les anciens astronautes de la NASA, autour de Maguy Maccario Doyle, ambassadeur de Monaco aux Etats-Unis et au Canada. Monaco Mediax

Quoi de mieux pour faire rêver, que de rencontrer des légendes ? C'est précisément ce que l'ambassade de Monaco aux États-Unis avait en tête en invitant d'anciens astronautes en Principauté ces jours-ci, dans le cadre de la deuxième édition de "Pionniers et innovateurs de notre temps". « Nous voulions attirer l'attention du public et des jeunes générations sur le domaine spatial, pour éveiller leur intérêt », explique l'ambassadeur Maguy Maccario Doyle.

Des étoiles plein les yeux

S'ils ne sont plus tout à fait aussi athlétiques que la NASA l'exige pour partir dans l'espace, les ex-astronautes ont toujours des étoiles plein les yeux. Le capitaine Robert « Hoot » Gibson, astronaute retraité de la NASA, le général Charles « Charlie » Bolden, ancien administrateur de la NASA et astronaute, le docteur George « Pinky » Nelson, physicien américain, astronome, éducateur scientifique et ancien astronaute de la NASA, le docteur Margaret « Rhea » Seddon, chirurgien, astronaute à la retraite de la NASA, et le capitaine Michael López-Alegria, vétéran de la NASA, qui a passé de longues périodes dans l'espace ; tous ont les yeux qui brillent. Même le vénérable Buzz Aldrin, l'un des seuls humains à avoir mis les pieds sur la lune, qui avait lui aussi fait le déplacement.

 

Et on les comprend quand on voit le documentaire de Rory Kennedy, fille du sénateur Ted Kennedy, et nièce du défunt président qui donné le plus d'essor à la NASA, John Fitzgerald Kennedy. Diffusé hier gratuitement à l'auditorium Rainier-III, le film Above and Beyond : NASA's Journey to tomorrow a suscité un véritable enthousiasme. Non seulement, on y raconte le développement de la NASA et la conquête spatiale américaine mais, en plus, on nous explique l'incidence de cette conquête sur nous, simples mortels.

« Pas un seul dollar n'est dépensé dans l'espace »

Sur les réseaux sociaux, tout article sur la conquête de l'espace apporte systématique ce type de commentaire : « On ferait mieux de dépenser cet argent ici, pour sauver la planète, ou aider les pauvres ».

Alors, quand le général Charles Bolden, ex-astronaute, et ancien administrateur de la NASA, a annoncé que le budget de l'agence spatiale américaine était le plus élevé depuis l'homme sur la lune, avec 20 milliards de dollars, nous n'avons pas résisté à l'envie de leur faire part de la remarque.

Et le général Bolden a tenu à répondre : « Pas un seul dollar n'est dépensé dans l'espace. L'argent est dépensé ici, sur Terre, pour mettre au point des satellites ou des robots par exemple. Les gens doivent comprendre cela. C'est incroyable de voir comme cela inspire des étudiants qui n'auraient jamais rêvé. Vous seriez probablement choqué de voir que dans les townships sud-africains, où il y a encore de la ségrégation et la famine, les gamins rêvent de devenir des techniciens, des ingénieurs, ou même des astronautes, et ça leur donne la force de faire des choses dont ils n'auraient jamais osé rêver, pour se sortir de la misère et de la pauvreté. Si les gens ne peuvent pas comprendre cela, on ne peut rien faire pour eux. »

Et c'est ce même rêve qui pousse à développer des technologies que notre société utilise au quotidien : la téléphonie mobile, les combinaisons ignifugées des pompiers, les IRM, ou encore la météo.

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