“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Des éboulements à répétition

Mis à jour le 28/12/2018 à 05:04 Publié le 28/12/2018 à 05:04
L'éboulement de Sospel isole les quartiers de Béroulf et de Sainte-Sabine depuis des mois.	(DR)

Des éboulements à répétition

L'année avait mal commencé, avec un éboulement survenu dans la Roya, le 9 janvier, à l'entrée sud de Breil.

L'année avait mal commencé, avec un éboulement survenu dans la Roya, le 9 janvier, à l'entrée sud de Breil. Donnant d'une certaine manière le ton pour les mois à venir. Après la sécheresse de l'automne précédent, les falaises affaiblies n'ont vraisemblablement pas supporté les premières pluies. Et durant quelques jours, la route traversant la vallée de la Roya a dû être fermée entre 8 h 30 et 16 h, avant d'être mise en alternat. Problème quand on se rappelle qu'à l'époque, la circulation des trains était interrompue en raison des travaux entrepris sur la ligne.

43 habitants isolés depuis avril

Le pire restait pourtant à venir. Le 14 avril, un pan de montagne s'est effondré à Sospel, coupant la route de Béroulf sur 200 mètres, et déversant 200 000 m3 de terre et de roches dans le lit de la Bévéra. Faisant planer une menace sur le village en cas de crue décennale. Des travaux de déblaiement d'urgence ont été entrepris dès le lendemain de l'incident. Mais ce n'est qu'en septembre que des travaux de prévention des risques - menés par le SMIAGE (Syndicat mixte pour les inondations, l'aménagement et la gestion de l'eau) - ont pu démarrer. Pour une durée de trois mois. Leur objectif ? Recréer la trajectoire de la rivière, élargir un chenal de 20 mètres, abaisser de 4 à 5 mètres le niveau de la retenue d'eau et créer une pente douce pour réduire la vitesse de l'eau. Coût de l'opération ? 800 000 euros. Reste désormais à livrer une nouvelle piste aux 43 habitants des quartiers de Béroulf et de Sainte-Sabine, coupés du monde depuis avril. Contraints, depuis, à marcher entre 15 et 30 minutes pour aller travailler et se ravitailler. À vivre au rythme des héliportages, aussi. Si la fin des travaux n'est pas prévue avant le printemps, le président de l'association Les Déroutés de Sospel, Jacques Denaix, assure ne pas être inquiet. « Il y a ceux que ça ne gêne pas, ceux qui se sont adaptés, et ceux qui ont plus de mal parce qu'ils sont fatigués… Mais globalement, le groupe tient. »


La suite du direct