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Des coups, du sang et de la sueur au Casino

Mis à jour le 24/11/2018 à 05:06 Publié le 24/11/2018 à 05:06
Hier encore, les organisateurs de la SBM et de Matchroom Sport peaufinaient les derniers détails. Le ring a été habillé du traditionnel cordage.

Hier encore, les organisateurs de la SBM et de Matchroom Sport peaufinaient les derniers détails. Le ring a été habillé du traditionnel cordage. Jean-François Ottonello

Des coups, du sang et de la sueur au Casino

Ce soir, dès 18 h 40 au Casino de Monte-Carlo, huit combats auront lieu dans la splendide salle Médecin devant près de 350 personnes. Un lieu intimiste pour des joutes d'anthologie…

Les tables de jeux ont déserté la salle Médecin. Pour un ring de boxe et des chaises bleues soigneusement alignées. Ce soir, sous les ors du Casino de Monte-Carlo, les jetons ne pleuvront plus sur le tapis vert. Mais les coups, oui. La sueur et le sang, aussi. Alors, hier, à quelques heures des huit combats du Monte-Carlo Boxing Bonanza (lire page suivante), l'heure était au peaufinage. Sous les trois fastueux lustres, le ring est en cours de montage. Deux hommes s'affairent à fixer le tapis, là même où ces gladiateurs des temps modernes s'échangeront quelques joyeuses amabilités. Puis, le cordage sur lequel ces mêmes gaillards viendront s'affaler après un uppercut dévastateur. « On doit encore installer l'endroit où seront les juges, les journalistes, les photographes et les officiels », souffle l'un des organisateurs de la SBM, laquelle a mobilisé ses services techniques et artistiques pour l'occasion.

« La plus grosse édition en trois ans »

Au milieu du brouhaha ambiant et des tests micros, Edward - dit Eddy - Hearn fait son apparition. Pour un petit tour du propriétaire. Le promoteur de boxe anglaise et directeur général du groupe Matchroom Sport s'assure des derniers réglages. Et n'en finit pas de lever les yeux au plafond. « Vous savez, on a fait des matchs de boxe avec 90 000 spectateurs au stade de Wembley, 20 000 au Madison Square Garden à New York. Mais ici, au Casino, c'est un sentiment complètement différent, assure-t-il. Il n'y a aucun autre endroit au monde où vous verrez des boxeurs de classe mondiale d'aussi près. Dans une petite salle comme ça, il n'y a pas besoin de plus de 343 chaises pour créer une vraie ambiance, une vraie atmosphère. Cette édition est la plus grosse que nous ayons organisée ici. » Avec un choc au sommet entre Mike Wilson et Denis Lebedev pour le compte du championnat du monde WBA. Les deux poids lourds-légers, comme tous les autres boxeurs, se sont soumis hier au protocole de la pesée.

Il enlève son caleçon pour faire le bon poids

Dans l'atrium aux façades dorées du Casino, bon nombre de curieux voulaient zieuter ce moment épique. 89,95 kg à la balance pour l'Américain. 90,70 pour le Russe. Et un face-à-face frontal, yeux dans les yeux, qui promet douze rounds (sauf KO) d'anthologie.

À chaque passage sur l'estrade, les boxeurs se déshabillent pour se retrouver (presque) dans le plus simple appareil. Et chacun a son petit gimmick. Il y a Marcos Mojica, sourire effacé, qui exécute un signe de croix. Ceux qui exhibent leur ceinture de champion ou le drapeau de leur pays. D'autres qui gonflent leurs muscles saillants, pour certains recouverts de tatouages. Au moment où Kal Yafai passe sur la balance, léger problème de poids. L'Anglais de 52,20 kg est trop lourd (tout est relatif !) d'une poignée de grammes pour rentrer dans la caste des super-mouches. « Il a deux heures pour perdre du poids et rentrer dans la catégorie », lance le speaker. Question de règlement. On l'imagine alors courir sur le bitume détrempé de la Principauté pour se débarrasser des grammes superflus. Que nenni. Le boxeur retire son caleçon, son staff dissimulant la scène avec sa veste. ça passe ! Scène cocasse qui résume la détermination sans faille de ces champions de la castagne. Une volonté d'autant plus assumée avec les mythiques combats de regards. Pas un cillement. Aucun ne baissera les yeux. En revanche, pas de noms d'oiseaux, ni de provocations orchestrées. Ces gars-là se préservent pour le combat du lendemain. Ce soir, donc, ils lâcheront les chevaux. Et mettront leurs tripes sur le ring.


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