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Des chantiers en suspens ont (enfin) démarré !

Mis à jour le 22/07/2018 à 05:07 Publié le 21/07/2018 à 05:07
La première étape de ce chantier, qui a commencé après le 14 juillet, est le pré-terrassement du terrain de Garavan. Les travaux proprement dits démarreront en septembre.

La première étape de ce chantier, qui a commencé après le 14 juillet, est le pré-terrassement du terrain de Garavan. Les travaux proprement dits démarreront en septembre. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Des chantiers en suspens ont (enfin) démarré !

Après des mois, voire des années en suspens, le projet de construction d'un hôtel 5-étoiles à Garavan et la réalisation d'un ensemble immobilier dans le bas du Careï passent enfin… à l'étape des travaux !

Dans toutes les villes, il y a des chantiers qui s'éternisent. Souvent évoqués dans nos colonnes, ils restent figés derrière leurs palissades pendant des mois, voire des années… Jusqu'au moment où l'on assiste enfin à leur éclosion ! C'est le cas pour l'hôtel 5-étoiles de Garavan et le projet immobilier du bas Careï (à côté du concessionnaire Motos Joly), qui passent à la phase opérationnelle. Un peu en catimini, certes… mais ils n'auront pas échappé à la vue des Mentonnais (et internautes) attentifs à l'évolution de leur ville !

On fait donc le point sur ces deux gros chantiers avec Alexis Paget, dirigeant de la société de promotion immobilière Progereal - Finareal chargée de la réalisation de ces deux projets mentonnais.

Des recours et des contraintes pour l'hôtel 5* !

L'un a déjà fait beaucoup couler d'encre ces dernières années avant même sa construction : l'hôtel 5* à Garavan (à côté du stade Lucien-Rhein) va pouvoir sortir de terre.

« Il est désormais purgé de tous les recours contre le permis de construire ! », s'exclame, soulagé, Alexis Paget, précisant que cela a duré six ans et que le dernier recours a donné bien du fil à retordre à la Ville : « Nous sommes passés du tribunal administratif de Nice à la Cour d'Appel d'Aix, puis au Conseil d'État avant de retourner au point de départ ! Mais désormais, le permis est définitif ».

Autant de procédures qui ont bloqué l'avancement de ce projet auquel se sont ajoutées d'autres contraintes sur le site, qui ont retardé davantage les opérations.

Alexis Paget s'explique : « D'abord, l'été dernier, lors du démarrage prévu des travaux, des tonnes de terre qui avaient été entreposées depuis des années ont dû être enlevées pour retrouver le terrain naturel et permettre des fouilles, car le site est classé. Il s'agit en effet d'une procédure incontournable d'archéologie préventive ».

Les analyses ont démontré qu'il n'y avait pas de traces de Voie Romaine à cet endroit précisément, comme cela avait été envisagé.

Autre obstacle : « Nous avons dû attendre que la SNCF - voisine du terrain - valide tous les procédés de construction que nous lui avons soumis dans un rapport sur le dossier d'étude remis il y a plusieurs mois. C'est désormais chose faite, nous venons de recevoir sa validation ! En effet, le mur de soutènement, qui date du XIXe siècle, doit être entièrement repris… »

Enfin, dernière obligation, une procédure de référé préventif a été lancée et un expert nommé le 13 février dernier pour faire un état des lieux avec tous les riverains du chantier. « Elle est toujours en cours, mais cela n'empêche pas les premiers coups de pioche… »

Depuis quelques jours, en effet, les engins de chantier ont pris possession des lieux et les abords du site ont été neutralisés pour les aménagements nécessaires (cabanes de chantier…) : « Nous sommes dans la première phase de pré-terrassement qui se poursuivra jusqu'au 10 août avec plus de 10 000 m3 de terre à enlever », explique Alexis Paget, ajoutant que ces travaux préparatoires seront ralentis le mois prochain du fait des vacances des entreprises.

« Le gros œuvre va commencer en septembre avec le terrassement proprement dit, puis les infrastructures… » (lire le détail ci-dessous).

À partir de là, deux années de travaux seront nécessaires.

Careï : problèmes de contentieux et… d'eau

Même délai pour le chantier du bas Careï, qui a fini par constituer une « verrue » au beau milieu du quartier central de la ville.

« Les travaux viennent de reprendre ! », lance Alexis Paget, qui s'explique sur la lenteur de ce programme immobilier (imaginé par le même architecte que celui de l'hôtel 5*, Jean-Michel Wilmotte), due notamment à la complexité des travaux : « Les entreprises ont rencontré de grosses difficultés pour la réalisation des parois nécessaires à la fondation du parking, car il y avait de l'eau… En septembre, une grue sera montée et les travaux s'enchaîneront pour faire les terrassements », promet-il. Là encore, c'est un nombre considérable de contentieux, dont un qui a fait l'objet d'une décision de justice, qui ont retardé également la réalisation. Au total, seront livrés 130 logements, dont 30 % sociaux (1 % logement) « dans un programme qualitatif et local, puisque seront logés les employés des entreprises du secteur ».

Au pied de l'immeuble, 500 m2 de boutiques restent à commercialiser.


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