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Des centaines de personnes ont rendu un hommage poignant au collégien de Beausoleil qui s'est donné la mort

Mis à jour le 20/11/2018 à 07:10 Publié le 19/11/2018 à 21:45
Les larmes et les étreintes pour se soutenir face à l'impensable.

Les larmes et les étreintes pour se soutenir face à l'impensable. Photo Jean-François Ottonello

Des centaines de personnes ont rendu un hommage poignant au collégien de Beausoleil qui s'est donné la mort

Lundi après-midi, des centaines de personnes s'étaient réunies sur le pont du vallon de Grima, en hommage à Gonçalo, le collégien de 11 ans qui s'est donné la mort la semaine dernière.

Ils étaient plusieurs centaines, sans doute plus d'un millier, lundi après-midi sur le pont du vallon de Grima. Tout une communauté souffrant à l'unisson.

Enfants et parents, venus se réunir à l'endroit où Gonçalo, 11 ans, a choisi de quitter ce monde jeudi dernier. Tous venus soutenir les parents anéantis, à qui ils témoignent leur affection, leur présence, leur solidarité.

Parti du collège Bellevue, un fleuve humain est venu se fondre dans une foule déjà nombreuse présente sur le pont qui surplombe le vallon de Grima.

"Ça fait mal" lit-on sur les lèvres d'une mère. Sans le savoir, elle parle pour toutes les autres. Toutes celles qui serrent contre elle des adolescents maladroits, sans doute gênés par cette étreinte publique. Elles les serrent comme pour les garder, pour les protéger d'un invisible ennemi.

>>RELIRE. Forte émotion à Beausoleil après la mort d'un enfant à la sortie de son collège

Des adolescents parfois hagards. Des yeux rougis, des mâchoires crispées. "Pourquoi?" Ils peinent à comprendre comment cette tragédie s'est nouée, et comment l'issue fatale a pu se produire.

Une interrogation qui taraude aussi les adultes, et les autorités. Car si l'adolescent a bien eu deux heures de colle dans la journée, pour avoir utilisé son portable en cours, comment imaginer que cela puisse être la raison? L'absurdité n'est pas une réponse.

Certains enfants renoncent à s'approcher de l'autel improvisé, couvert de bougies, sur le bord du pont: "Je n'y arrive pas", peut-on entendre.

C'est tout une population qui est assommée, et qui se demande ce qui a poussé un de ses enfants vers la mort. Et qui voulait témoigner sa compassion et son affection à ses proches.


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