Rubriques




Se connecter à

Des bureaux? Un téléphérique? Que va devenir le fort de la Tête de Chien acquis par l'Etat monégasque?

Mardi matin, Serge Telle, ministre d'État, est venu visiter, pour la première fois depuis son achat par la Principauté en juillet 2016, le fort de la Tête de Chien.

Marie-Evelyne Colonna Publié le 29/04/2017 à 22:30, mis à jour le 30/04/2017 à 07:20
Serge Telle a visité le fort racheté en juillet dernier, avec son conseiller-ministre des Finances. M.-E.C.

Mardi matin, Serge Telle, ministre d'État, est venu visiter, pour la première fois depuis son achat par la Principauté en juillet 2016, le fort de la Tête de Chien. Accompagné de Jean Castellini, conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l'Économie, et de Rémy Rolland, administrateur des Domaines, il a été accueilli par Jean-Jacques Raffaele, maire de La Turbie, et trois adjointes.

La délégation monégasque a pris tout le temps nécessaire pour découvrir les 3 300 m² de l'imposante bâtisse qui domine la Principauté et offre des panoramas exceptionnels à 360°. « Un point extraordinaire pour saisir toute la réalité physique de Monaco. Nous avons très, très bien fait d'acquérir ce fort », conclut le ministre à mi-chemin de la visite.

« Lieu historique et futuriste»

Serge Telle venait de traverser les anciens ateliers et bureaux d'Orange et du CNET, derniers occupants du fort. Des bureaux vastes, bien équipés et ensoleillés, une vue plongeante en ligne directe sur le chantier du futur parking de dissuasion du téléphérique, il n'en fallait pas plus pour que jaillisse une première hypothèse d'utilisation de ces locaux : « Les coutures de la Principauté craquent de partout. Pourquoi ne pas installer ici des bureaux desservis par un téléphérique avec une simple station relais au fort ? »

 

Le chef du gouvernement princier résumera ainsi ses impressions à l'issue de la visite : « C'est un grand chantier de réflexion et un chantier tout court qui s'ouvrent pour nous. En partenariat avec La Turbie, nous allons commencer à réfléchir, avec le souverain, à une destination finale pour ce lieu historique et futuriste. »

La visite n'était pas terminée pour autant. Jean-Jacques Raffaele a présenté à la délégation monégasque l'environnement immédiat du fort. En commençant par les anciennes casernes, désormais ruines plantées au milieu d'une zone protégée et que surplombe une aire un rien sauvage mais destinée aux hélicoptères de secours.

"Il faudrait réaménager le terrain, sécuriser le sentier qui mène au point de vue sur la Principauté (sous le fort) et détruire les casernes, expose le maire. Mais elles ont été colonisées par des espèces protégées. Il est impossible d'intervenir sur ces ruines, à moins de faire au préalable des études d'impact, longues et coûteuses dont la commune n'a pas les moyens".

La délégation monégasque devant les maisons en bande de l'ancien comité d'entreprise de France Telecom.

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.