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Dernière chance pour un jeune accro aux drogues

Mis à jour le 05/03/2020 à 11:11 Publié le 05/03/2020 à 11:11
(Illustration MM)
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Dernière chance pour un jeune accro aux drogues

À la barre, encore un jeune de 19 ans accro depuis l’âge de 15 ans.

À la barre, encore un jeune de 19 ans accro depuis l’âge de 15 ans. Il a bien promis d’arrêter la fumette et la coke au président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*). Mais à l’écouter égrener ses erreurs de jeunesse, la route est encore longue pour parvenir à une véritable prise de conscience.

Le 26 juillet dernier, vers 22 h 50, ce Mentonnais s’est fait contrôler au rond-point de Cap-d’Ail au volant de sa Clio. Il apparaît aux policiers singulier et même nerveux. D’ailleurs, sans tarder, il va remettre aux agents trois pochons. Ils contiennent respectivement 1,46 gramme de résine de cannabis, 0.13 grammes d’herbe et 0,33 gramme de cocaïne. « Où avez-vous fait votre marché ? », s’inquiète le magistrat. Le prévenu avait acheté ses « ingrédients » à Nice. « J’avais oublié que je les possédais encore. Je n’étais cependant pas venu en Principauté pour vendre ou pour consommer… »

Ce manœuvre apparaît complètement dépendant des produits stupéfiants depuis deux ans. « Je snife régulièrement de la coke les week-ends et je fume cinq joints par jour. Cette addiction m’a valu des condamnations quand j’étais mineur. »

La clémence comme encouragement

À l’issue de ces confessions, le premier substitut Cyrielle Colle considère les faits relativement inquiétants. « J’espère que vous ne consommerez plus pareille quantité. Car vous avez un travail dangereux. Vous êtes jeune et n’oubliez pas que vous conduisez un véhicule. L’effet sur la conduite ne diffère pas de l’alcool. La peine requise doit être adaptée à la détention constatée. Même si elle grève les revenus du prévenu : 400 euros d’amende qu’il paiera en plusieurs fois. »

L’accoutumance avait amené son client à augmenter progressivement les doses. Mais dans son cas, pour Me Clyde Billaud, « on ne peut pas évoquer de réelles intoxications aux substances. Il vient de trouver un emploi en CDI. Il est bien inséré professionnellement et socialement. Certes, ce jeune homme n’a pas arrêté d’un coup. Mais il a réduit sa consommation, comme le lui avait imposé sa compagne pour poursuivre leur relation. C’est certain : vous ne le reverrez plus par-devant votre juridiction. » Petit cadeau du tribunal, pour l’encourager à la fois à arrêter toute absorption de drogue et à le faire réfléchir sur une éventuelle incarcération s’il continue : 600 euros d’amende avec sursis. Il n’ira pas en prison s’il ne commet aucune infraction d’ici cinq ans.


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