“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Dernier service demain au Saint-Benoît

Mis à jour le 12/12/2015 à 05:05 Publié le 12/12/2015 à 05:04
Marcel et Dominique Athimond prennent la pose dans la salle de leur restaurant, le Saint-Benoît, qu'ils fermeront après 30 ans d'exploitation, ce dimanche.

Marcel et Dominique Athimond prennent la pose dans la salle de leur restaurant, le Saint-Benoît, qu'ils fermeront après 30 ans d'exploitation, ce dimanche. Cyril Dodergny

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Dernier service demain au Saint-Benoît

Dominique et Marcel Athimond ferment demain le restaurant de l'avenue d'Ostende qu'ils ont créé et exploité pendant trente ans

Boucler la boucle. Un dernier service. « Forcément avec un pincement au cœur. » Dominique en salle. Marcel en cuisine. Le couple Athimond ouvrira pour la dernière fois ce dimanche, son restaurant, Le Saint-Benoît. L'établissement qu'ils ont créé et exploité pendant trente ans. Un restaurant singulier, par son emplacement, enserré dans le parking de La Costa, bénéficiant d'un panorama remarquable sur le port Hercule. « En 1985, le prince Rainier III qui visitait ce parking en construction a été séduit par la vue de cette terrasse et a proposé d'y loger un restaurant. Nous avons relevé le challenge et le 2 mai 1986, nous recevions nos premiers clients », se souvient le chef Marcel Athimond, aux fourneaux depuis ce jour-là.

Sinatra planquant des bouteilles...

Alors que son épouse, pris en charge la salle. « À l'époque ce n'était pas évident d'avoir un restaurant dans un parking, sans vitrine. Mais le lieu, coupé de l'agitation et avec cette vue magnifique nous a séduit. Nous étions déjà un peu connus et cette réputation nous a aidé », continue Dominique. « Ceci dit, le parking aussi nous a aidé car les gens pouvaient se garer sans souci », sourit le chef.

Arrivé par hasard en Principauté, « pour assister à un mariage », Marcel Athimond, né à Saint-Cloud, n'en repartira plus. Premières armes à l'hôtel Hermitage en 1963 avant de prendre, successivement, les cuisines de La Chaumière, du Davota sur le Rocher, du Sam's Place et du Saint-Nicolas. Puis l'aventure du Saint-Benoît avec une cuisine autour du poisson, « car c'est un plat que les clients aiment particulièrement manger au restaurant ».

En trois décennies, le Saint-Benoît est devenu une institution monégasque. « Notre clientèle est composée principalement d'habitués. Dans les années 80, avec la proximité de RMC nous avions beaucoup de vedettes », continue le chef. Qui se souvient notamment du passage de Frank Sinatra, planquant ses bouteilles de scotch dans les jardinières. Ou du jour où Michel Leeb a fait rire toute la salle avec son imitation du Chinois...

« Nous avons fait aussi beaucoup de fêtes familiales. Les clients ont célébré chez nous un baptême, un mariage, un anniversaire. On a vu passer des générations. Beaucoup de mes clients, je les connais et je les embrasse quand ils arrivent. » Un caractère familial aussi dans l'équipe. Le maître d'hôtel, notamment, est en poste depuis 27 ans. Et le chef a formé bon nombre de cuisiniers. « C'est normal, je suis compagnon du tour de France, la vertu première de mon métier, c'est de transmettre. »

Nouvelles aventures

La décision d'arrêter n'a pas été simple pour le couple Athimond. Qui l'a laissé mûrir depuis deux ans. « Je préfère m'arrêter avant que mon déambulateur ne passe plus la porte », rigole Marcel Athimond. Le Saint-Benoît, repris par le groupe Costes devrait devenir dans quelques mois un restaurant lounge.

Pour le chef, la page se tourne sans amertume. Aujourd'hui, il se dit prêt à des « nouvelles aventures » de jeune retraité. « Notre but est de commencer par visiter les régions de France. Et on commencera par Le Touquet, que mon épouse rêve de découvrir. Et c'est là que j'ai commencé ma carrière de cuisine... » Une manière d'ouvrir une nouvelle boucle.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.