“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Déjà 60 sinistrés au Jardin Apolline à Monaco

Mis à jour le 28/11/2016 à 10:43 Publié le 28/11/2016 à 10:42
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Déjà 60 sinistrés au Jardin Apolline à Monaco

Dégâts des eaux, moisissures, champignons... Un quart des appartements de l’ensemble domanial réservé aux Monégasques a été ou est sinistré. Et l’État a déjà dépensé 700000 euros

La situation des Jardins d’Apolline n’a fait que s’aggraver. Nous vivons depuis des mois dans l’incertitude. Notre logement est notre intimité. Et déjà soixante appartements ont été ou sont sinistrés avec des dégâts des eaux à répétition, des moisissures, des champignons… C’est une bombe. Ça nécessite une cellule de crise. Ce qui me préoccupe c’est la situation sanitaire et les conditions de relogement.

Mercredi dernier, à la Maison des Associations, Franck Lobono, aux côtés de Céline Lubert, à l’initiative d’une page Facebook, a ouvert les discussions devant quelque quarante résidents de l’ensemble immobilier de La Condamine et deux directeurs adjoints des Travaux publics et des Domaines. À l’ordre du jour: dresser un état des lieux sans concession des appartements dédiés aux Monégasques et livrés par Satri groupe Marzocco en 2013. Il ne s’agissait pas de crier au scandale, mais de décrire le quotidien des locataires.

"Des situations d’urgence"

"C’est une démarche constructive que nous faisons en initiant cette première réunion avec vous, nos interlocuteurs au niveau de l’État, explique Franck Lobono. Il y a beaucoup d’inquiétudes. Le principal problème concerne les canalisations d’eau. Nous sommes tous conscients de l’infiltration dans les sols et les murs. Ce sont des situations d’urgence. Il y a beaucoup de personnes déjà sinistrées. Et nous savons que sur du court ou moyen terme, d’autres peuvent l’être. Il va falloir faire quelque chose et rapidement."

De leur côté, les services de l’État ne sous-estiment pas l’ampleur du désastre. Pour preuve, ils ont déjà payé 700.000 euros pour faire des réparations.

"L’expertise a tourné en rond durant plusieurs mois, explique Alain Laurent, directeur adjoint des Travaux publics. Il y a un problème de compatibilité des tuyaux avec certains ouvrages. Les normes sont respectées. Mais il y a une conjonction de phénomènes dans cet immeuble et l’incompatibilité de différents matériaux. Il y a eu plusieurs hypothèses depuis deux ans. Nous avons eu des réunions assez complètes. Une première tranche de travaux devrait intervenir fin 2017. Il y aurait à terme une seconde intervention pour doubler les canalisations dans chaque appartement."

Mais le plan n’est pas encore définitif. "Nous ne sommes pas encore certains de la façon dont nous allons régler le problème et n’avons donc pas encore complètement défini les procédures."

"La structure du bâtiment n’a pas de problème"

De son côté, Magali Vassalo, adjoint à l’administrateur des Domaines, note: "Nous essayons de gérer au mieux les sinistres. Ce ne sont pas des situations faciles. Il y a des rapports d’expertise en cours. Nous comptons vous apporter des réponses précises d’ici la mi-décembre."

Et pour faire taire les mauvaises rumeurs: "La structure du bâtiment n’a pas de problème."

Afin de trouver des solutions pérennes pour les quatre blocs de l’immeuble de La Condamine, les locataires ont décidé de constituer une association. Car eux veulent pouvoir vivre tranquillement.

"C’est l’humain qui nous importe. On considère aujourd’hui que le problème est social, sanitaire, technique et financier. Il doit donc être géré au niveau du gouvernement. Nous attendons des solutions concrètes, comme par exemple, un stock d’appartements meublés à Monaco", tient à préciser Franck Lobono.


Savoir +
Pour contacter l’association: jardinsdapolline@gmail.com


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.