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Dégâts des eaux aux Jardins d'Apolline, l'État réagit sans tarder

Mis à jour le 02/12/2016 à 05:09 Publié le 02/12/2016 à 05:09
Constitués en association, les locataires des Jardins d'Apolline ont vu la quasi-totalité de leurs demandes acceptée par le gouvernement.

Constitués en association, les locataires des Jardins d'Apolline ont vu la quasi-totalité de leurs demandes acceptée par le gouvernement. Photo Jean-François Ottonello

Dégâts des eaux aux Jardins d'Apolline, l'État réagit sans tarder

À situation de crise, réponse immédiate. Après la mobilisation des locataires de l'ensemble domanial dont 30 appartements présentent de graves dégâts des eaux, le gouvernement agit

Ce que vivent les résidents des Jardins d'Apolline est une affaire sans précédent en Principauté. L'ensemble de l'immeuble, quatre blocs et 240 appartements, subit une corrosion accélérée de toute la tuyauterie d'alimentation en eau. Déjà 60 appartements ont été sinistrés avec des conséquences plus ou moins graves. »

Hier, Franck Lobono et Céline Lubert, de l'association « Les Résidents de Jardins d'Apolline » qui vient tout juste de se constituer, ont rencontré le conseiller de gouvernement-ministre des Finances. Et après plus d'une heure de discussion, Jean Castellini enchaînait avec un « point presse », preuve de l'urgence et de l'importance de cet incroyable et triste dossier qui touche des centaines de Monégasques.

Unique interlocuteur, un numéro, un mail

« Pour de nombreuses familles, la situation altère considérablement leur qualité de vie », note « Les Résidents de Jardins d'Apolline ». Dans un courrier adressé au gouvernement, les locataires listent douze mesures qu'ils veulent immédiates.

Hier, le ministre s'est montré particulièrement soucieux des Monégasques : « On essaie de faire au mieux. Nous remercions les représentants des résidents. L'État n'a peut-être pas pris la mesure du dommage émotionnel et des préoccupations légitimes qui sont les leurs. Le déficit de communication est peut-être réel. Nous n'avons pas budgétisé les conséquences financières. Mais aujourd'hui, ce n'est pas la question. »

Aussi, à quelques détails près, Jean Castellini a répondu favorablement aux demandes des locataires.

Plutôt qu'« une cellule interministérielle » demandée par les locataires, « le gouvernement a décidé qu'Elodie Boyer agira à plein-temps en faisant le lien entre les résidents et les différents services de l'administration », souligne Jean Castellini. Cette personne aura un téléphone portable. De plus, une adresse mail a été créée : ddejap@gouv.mc. Toutes ces informations seront communiquées, par courrier, à tous les résidents, dès aujourd'hui.

Les locataires ont sollicité le gouvernement pour constituer un groupe de résidents et intervenir dans toutes les prises de décision. Jean Castellini propose qu'ils soient effectivement « associés à toutes les prises de décision ».

"Les solutions seront pérennes"

Le gouvernement est plus nuancé sur le déroulement des travaux que les résidents souhaitent « en une seule fois ». Ce sera plutôt entre mars et août 2017. « Mais les solutions seront pérennes maintenant que tous les problèmes ont été identifiés », assure le conseiller.

Sur la « mise à disposition d'un stock d'appartements de 2, 3 et 4 pièces entièrement meublés à Monaco » voulue par les locataires quand un déménagement provisoire est nécessaire, Jean Castellini est plus nuancé et considère que des appartements vides pourraient également permettre aux personnes de retrouver leurs affaires personnelles. Mais, élément essentiel, les locataires ne paieront pas de loyer durant toute la période de relogement et tous leurs frais de déménagement seront remboursés. Si une pièce seulement de leur appartement est condamnée, ils ne paieront que la moitié du loyer.

Craignant pour leur santé du fait de la présence de champignons et moisissures dans certains appartements gorgés d'eau, les locataires espéraient une « réalisation hebdomadaire d'analyses de la qualité d'eau et de l'air dans tous les blocs ». « Les analyses ne seront pas hebdomadaires mais très fréquentes et les résultats affichés dans les immeubles », note Jean Castellini.

Dernier aspect plus politique du dossier : les locataires demandaient une « prise en compte par les services de l'État des responsabilités des entreprises concernées afin qu'elles n'interviennent plus sur des prochains programmes domaniaux. » Réponse de Jean Castellini : « Aujourd'hui, il n'y a aucune raison de ne pas confier un autre chantier. Rien d'anormal n'a été relevé. C'est une conjonction de facteurs. »

En espérant qu'une telle conjonction ne se reproduise pas, ni avec Satri et Engeco, ni avec un autre promoteur.


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