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Découvrez la Monte-Carlo Beer, une bière "légère et rafraîchissante" aux couleurs de Monaco

De l’envie de partager un bon moment entre amis, ces amateurs de bière ont créé la leur. Rencontre avec Anthony Orengo et William Scheffer, les deux fondateurs de Monte-Carlo Beer.

Juliette Bisiaux Publié le 02/08/2022 à 10:41, mis à jour le 02/08/2022 à 13:08
Ils ont mis au point une bière ambrée (bouteille rouge) pour répondre à la demande d’une bière forte, avec plus de goût et de caractère. Photo Jean-François Ottonello

L’un est Monégasque, l’autre est un Enfant du pays. Anthony Orengo et William Scheffer sont partis du constat que sur la Côte d’Azur, malgré les nombreuses bières au goût prononcé, aucune n’était - pour leur palais - suffisamment légère et rafraîchissante.

Ils ont ainsi élaboré la Monte-Carlo Beer (MCB), une bière artisanale brassée à Saint-Raphaël, issue de l’agriculture raisonnée. Ce plan a germé en 2019 à leur retour d’une aventure à Singapour.

D’où vous est venue cette idée?
Anthony Orengo: Quand on s’est rencontrés, on a matché de suite. Beaucoup de boissons et de soirées, là-dessus on s’entendait bien. Chacun avait ses projets mais toujours cette envie de travailler ensemble. Moi en tant que chef des opérations dans mon café et William qui travaillait avec une société de distribution et d’import, on avait toutes les connaissances dans ce domaine.
William Scheffer: À 24 et 25 ans, on est deux jeunes entrepreneurs qui se conseillent, se complètent. D’où l’envie de faire quelque chose ensemble. Pour installer notre café, on a cherché le local parfait sur Club Street à Singapour, c’est une rue piétonne le week-end pour pouvoir installer des terrasses.

 

Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…
W. S.: Tous les deux on avait un travail en lien, de près ou de loin, avec le café. Cela nous paraissait alors évident. Mais au vu de l’emplacement de notre local, le bar s’est imposé.
A. O.: En trois mois, on ouvre le bar de nos rêves. Un endroit cool avec de la bonne musique. Le concept était de proposer des produits monégasques ou de la région comme la socca, la pissaladière, la liqueur d’orange et une bière de Monaco. On s’est vite rendu compte que ce que l’on vendait le plus ce n’était pas les cocktails, mais la bière.
W. S.: C’était donc logique de poursuivre le projet mais avec une bière qui soit la nôtre.

Et ensuite, tout s’est passé très vite?
W. S.: On ne connaissait rien au café, rien au bar et encore moins en bière. Puis on se retrouve à créer notre franchise. Anthony est rentré de Singapour à cause d’un problème de visa. Il s’est mis à la recherche d’un brasseur, il s’est chargé du design et du logo. On savait ce qu’on voulait: une bouteille rouge et une blanche aux couleurs de Monaco.
A. O.: On peut se définir comme des couteaux suisses. On a obtenu les autorisations auprès du Palais pour utiliser le nom de Monte-Carlo. Notre bar de Singapour a dû fermer. Et finalement, on a pris conscience qu’il était plus cohérent que MCB soit lancée ici, à Monaco.

Au niveau des ventes, vous vous situez comment?
A. O.: On se lance dans le projet en janvier 2019 et les premières bouteilles sont vendues en juillet de la même année. En six mois on peut dire qu’on a été plutôt efficaces.
W. S.: La première année, sur six mois donc, on vend 4.000 bouteilles. En 2021, nous en avons vendu environ 50.000 sur Monaco et la Côte d’Azur. Quelques palettes sont aussi parties en Roumanie et au Japon. Aujourd’hui, notre but c’est de travailler sur l’export pour toucher de nouveaux marchés. On vient d’ailleurs de signer avec la Grèce et nous sommes en négociations avec l’Italie. Actuellement, on chiffre à 70.000 et on estime finir l’année avec 250.000 bouteilles vendues.

Se lancer dans l’inconnu, ça ne vous a pas fait peur?
W. S.: On a connu une petite désillusion avec notre bar à Singapour. On a pris une claque mais c’est rien, on avance. Être à deux c’est notre force. On ne peut pas avoir 100% de réussite tout le temps. Parfois, avoir des échecs c’est un passage obligé avant de voir des résultats.
A. O.: C’est ce qu’on a toujours voulu faire. On est chauds! Et sûrs de notre projet. L’inconnu justement, c’est ce qui nous motive. Ça ne nous a pas traversé l’esprit une seule fois de nous dire que ça risquait de ne pas marcher. Ça ne s’est pas fait sans obstacles sur notre chemin, c’est sûr. Mais comme on dit “trust the process”.

Cette bière, qu’est-ce qui la rend spéciale?
A. O.: Entre Singapour et Monaco, on sait qu’il fait parfois très lourd l’été. On s’est basés sur une bière légère, facile à boire, rafraîchissante, comme on les aime personnellement! Et qui pourrait plaire à tout le monde. La MCB est reconnaissable en termes de goût mais aussi de visuel.
W. S.: Cette bière blonde est brassée à Saint-Raphaël. On nous demande souvent si elle contient du citron ou des fruits mais ce n’est qu’un assemblage de malts et houblons produits en France avec 4,5% d’alcool. Sans amertume, c’est ce qui lui donne son goût appréciable. Tous ses ingrédients sont issus de l’agriculture raisonnée qui utilise moins de 10% de pesticides. La brasserie est certifiée bio et réutilise les céréales pour nourrir les animaux des fermes voisines.

 

Quel est l’avenir de la Monte-Carlo Beer?
W. S.: On voudrait créer une nouvelle bière blonde, mais bio! Une bouteille marron avec une étiquette en papier kraft. Ça colle bien avec notre envie de devenir plus vert. On a pas mal d’idées qui vont dans ce sens, comme élaborer un système de consigne. Et puis on a la volonté de lancer une gamme de softs. Les recettes sont déjà prêtes pour la limonade et le cola. 30% de sucres en moins, sans caféine ni colorant avec du vrai caramel et des produits 100% naturels. Dans notre lancée, on se dit pourquoi pas ajouter un tonic, une ginger beer ou un ice tea pétillant.
A. O.: L’ultime but serait d’ouvrir une brasserie ici. On s’est fixé une date d’ici trois à cinq ans, mais bon rien ne se passe jamais comme prévu, on verra bien.
W. S.: Ce serait une consécration pour nous. Pour montrer que la bière est présente aussi dans le patrimoine de Monaco.

Bio express

2006

Les deux associés se rencontrent par le biais d’un ami qui va les présenter.

2010-2011

William part à Bangkok et poursuit sa route à Singapour, où il lance son affaire. Anthony, de son côté, part en Australie et rentre inspiré. Il ouvre un café en 2013 à Monaco.

2016

Ce dernier revend son café pour rejoindre son ami à Singapour avec l’idée d’y ouvrir un café ensemble. Finalement ce sera un bar à cocktails. Le MCB pour Monte-Carlo Boys, en référence au Monte-Carlo Bar situé place d’Armes à Monaco.

2019

De retour en Principauté, ils déclinent le concept autour de la bière. MCB devient Monte-Carlo Beer.

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