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Débordements de romantisme au musée Cocteau

Mis à jour le 05/08/2017 à 05:18 Publié le 05/08/2017 à 05:18
Le violoniste Alexander Sitkovetsky et la pianiste Wu Qian, hier soir devant le public du musée Cocteau.

Débordements de romantisme au musée Cocteau

Un souffle de romantisme est passé hier par le musée Cocteau de Menton.

Un souffle de romantisme est passé hier par le musée Cocteau de Menton. On y a entendu des musiques lyriques, passionnées, qui vous soulevaient, qui portaient en elles tout le lyrisme du siècle d'Hugo, Lamartine ou Chateaubriand.

Ces musiques étaient de Schumann - compositeur du XIXe siècle qui fut authentiquement fou et nourrit ses partitions de ses délires - et de Grieg - compositeur du même siècle qui, bien que norvégien, mettait dans ses partitions un soleil à faire pâlir beaucoup de compositeurs du Sud.

Ces deux sonates de Schumann et de Grieg ont été interprétées par deux merveilleux solistes - qui, tous deux seraient dignes de jouer sur le Parvis Saint-Michel : le violoniste Alexander Sitkovetsky et la pianiste Wu Qian.

Les mélomanes connaissent le nom de Sitkovetsky. Alexander appartient à une famille dans laquelle son grand-oncle était le génie Julian dont parlent les histoires de la musique, qui, après des débuts fulgurants, fut fauché par un cancer à l'âge de 30 ans : son oncle (fils de Julian) est le célèbre Dimitri, violoniste connu de tous, qui défraya la chronique au milieu du XXe siècle en s'échappant d'U.R.S.S. Le père d'Alexander, pour sa part, est le guitariste d'un groupe rock fort connu dans la Russie d'aujourd'hui. Lui, Alexander, est un magnifique violoniste. La virtuosité de son archet, l'intensité de son lyrisme, la précision de son phrasé firent merveille, hier. Il peut sans complexe jouer dans la cour des grands. Il s'appuya, hier, sur l'excellent accompagnement de la pianiste chinoise Wu Qian. S'éblouir aujourd'hui devant les performances musicales des Chinois est devenu une chose banale. C'est pourtant une chose stupéfiante. Il y a soixante ans - lorsque commençait le Festival de Menton - la Chine moderne n'avait jamais entendu une note de musique classique. En moins d'un demi-siècle, à la fin de la Révolution culturelle, ce pays a non seulement découvert cet art étranger à sa culture, l'a apprivoisé, et l'a travaillé au point qu'il le joue aussi bien voire mieux que les Occidentaux. Ca laisse rêveur…


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