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Jokke Sommer a volé de ses propres ailes !

Mis à jour le 09/06/2016 à 05:17 Publié le 09/06/2016 à 05:17
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Jokke Sommer a volé de ses propres ailes !

Hier, c'est une bande de potes perfusés à l'adrénaline qui a décollé de l'héliport de Monaco un peu après 10 heures.

Hier, c'est une bande de potes perfusés à l'adrénaline qui a décollé de l'héliport de Monaco un peu après 10 heures. Des joyeux lurons vaccinés à l'anxiété, comme en témoignent quelques anecdotes des coulisses de ce saut historique pour la principauté de Monaco.

Particulièrement fières de contribuer à cet exploit, les équipes d'Heli Air Monaco ont été évidemment très scrupuleuses dans la préparation de l'événement. « Merci beaucoup Isabelle (Trozynski) et Heli Air Monaco, notre rêve devient réalité grâce à vous ! », n'auront d'ailleurs cessé de proclamer les cinq casse-cous du jour. Stefania Martinengo, danseuse aérienne et « citoyenne du monde », Simon Johansen, l'homme qui plane avec Jésus tatoué sur le torse et des ailes d'ange dans le dos, Max Haim, le photographe loufoque et diablement habile, Shady Beshr, et le héros du jour, Jokke Sommer. « Je suis tellement reconnaissant envers ces personnes qui ont tout fait dans l'urgence ! ».

« C'est totalement fou ! »

Un club des cinq version no limit qui aura donné quelques sueurs froides aux autorités en terme de logistique et quelques cheveux blancs au pilote chevronné d'Heli Air Monaco. Arrivée seulement trente minutes avant sa chute libre, l'escadrille a procédé à une inspection de certaines voiles dans le hall de l'héliport, sous l'œil médusé d'hommes d'affaires en transit.

Le briefing du pilote fut parfois tout aussi cocasse face à des pros aguerris mais jamais à court d'idées - de dernière minute - pour parfaire leur saut.

Principale crainte des pilotes : un dorsal spécifique et non un parachute classique. Puis la météo. « Il y a des entrées maritimes et le plafond est en train de tomber », s'exclamera aussi un agent un brin inquiet. Des infos qui glisseront comme sur les plumes d'un canard pour cette équipe de l'extrême qui, de l'embarquement à l'atterrissage, ne fera qu'élever le baromètre de la bonne humeur. Un plaisir si communicatif que sur la plage du Larvotto le temps s'est arrêté à l'approche de leurs voiles multicolores et les applaudissements ont résonné franchement l'opération réussie.

« C'était dingue, je m'en souviendrai toujours ! Je viens à Monaco depuis des années, je ne pense pas avoir manqué un Grand Prix depuis 18 ans et j'ai sauté au-dessus du port et volé jusqu'à la plage du Larvotto, où j'avais l'habitude de jouer avec mes amis. C'est totalement fou ! », a concédé Shady Beschr.

Jokke ? Le prochain challenge ? « Une bouteille de champagne », entend-on dans l'hilarité la plus totale. L'euphorie du pari réussi entre amis. Preuve de leur reconnaissance, les acolytes reviendront d'ailleurs payer un verre aux agents de l'héliport.

Guillaume Galvani, moniteur de parapente à Serre Ponçon (Alpes) qui a annoncé son projet imminent de relier l'Aiguille du Midi (Mont Blanc) à Monaco en parapente et wingsuit - en 10 étapes - devrait donc pardonner à cette team de falbracks fort sympathiques de lui avoir grillé la priorité des airs.


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