“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

De la saisie à l'adoption, comment cette association monégasque sauve les chiens agressifs

Mis à jour le 16/10/2019 à 11:13 Publié le 15/10/2019 à 09:30
Chaque jour, les chiens évoluent dans un environnement sain au milieu de leurs congénères. La rééducation comportementale se fait à leur rythme.

Chaque jour, les chiens évoluent dans un environnement sain au milieu de leurs congénères. La rééducation comportementale se fait à leur rythme. Photos JFO

De la saisie à l'adoption, comment cette association monégasque sauve les chiens agressifs

La société monégasque Sky Dog, sur un terrain dans le Paillon, éduque les chiens en proie à des troubles du comportement et opère également des sauvetages chez des propriétaires peu scrupuleux. De la saisie à l'adoption, l'association monégasque nous explique comment elle procède pour donner une seconde chance aux chiens agressifs

La renaissance d’un chien traumatisé, de la saisie à l’adoption, diffère largement selon les cas. La rééducation comportementale peut prendre un mois comme une année. Voire ne jamais aboutir, à l’instar de Prince, autrefois chien de garde belliqueux aux mains de trafiquants marseillais guère attachés à la cause animale.

À leur arrivée dans le centre de réhabilitation, le travail d’analyse s’avère primordial. "On connaît déjà leurs antécédents. L’idée est de les laisser tranquilles dans leur box pour étudier leur comportement", débute Vanessa.

Prenons l’exemple d’Athena, un malinois d’un an et demi.Après observation, il apparaît que la chienne exècre la frustration.Impossible pour quiconque – à l’exception de Vanessa, celle qui l’a extirpé de son environnement malsain – de la commander.

Au risque de goûter à ses crocs aiguisés. Ce jeudi-là, c’est Alycia, une bénévole de SkyDog, qui tente l’expérience dans le parc aménagé, en contrebas de la propriété de deux hectares. En laisse et avec la muselière. "Allez, viens (...)Assis".

À peine deux ordres et voilà qu’Athena effectue des sauts de cabri pour attaquer la jeune fille de 19 ans, laquelle maintient fermement la laisse. "Stop Athéna", hurle Vanessa. La chienne s’immobilise. L’exercice reprend, la chienne se montrant de plus en plus docile. "Il faut du temps", sourit Théo.

"Un chien traumatisé et sans émotions"

Du temps, il en faudra assurément pour Orthos, sauvé il y a plus d’une semaine à Gréolières, après l’intervention salvatrice de la gendarmerie. Pas encore au contact de ses congénères du centre, le malinois reste souvent prostré dans son box. "C’est un chien traumatisé et sans émotions. Il ne connaît rien", déplore le couple.

Ce jour-là, Vanessa entre sur son territoire, le prend en laisse. En présence de la jeune femme, l’animal revit, se sent en confiance, obéit même à quelques directives basiques.

"Je suis choquée", lance la femme pour souligner les progrès significatifs en quelques jours.

"Au début, il chargeait, il montrait les dents.On l’a sorti à deux avec chacun deux laisses dans la main, au cas où il en coupe une. Il n’est pas envisageable de l’amener en ville, nuance toutefois Théo. L’objectif à court terme, c’est qu’on puisse le conduire chez le vétérinaire pour lui faire un bilan de santé. Car un autre chien de la saisie est mort d’une maladie."

Un formulaire d’adoption

Tout est question d’étapes et il s’agit, selon les deux tourtereaux, de ne pas les brûler. La balade en ville, le contact avec les inconnus ou avec des camarades à quatre pattes, le faire dormir dans la maison.

"Comme s’il avait une vie lambda. Quand on sent qu’il est prêt à être adopté, on fait un post sur Facebook" , poursuit Théo, tout en précisant que si l’animal provient d’une saisie, il faut attendre la décision de justice.

Quelques lignes sur les réseaux sociaux pour vanter les qualités de l’animal. Et espérer que de nouveaux maîtres, aimants, craquent et l’adoptent. L’idée, bien sûr, est de ne pas le confier à n’importe qui.

Les volontaires intéressés doivent d’abord répondre à un formulaire d’adoption. Vingt-deux questions très précises relatives au rythme de vie, à l’environnement, l’habitation, les allergies, la composition de la famille, si des animaux sont déjà présents au sein du foyer, le comportement avec les animaux, les motivations…

"En fonction du profil, on voit quel chien peut leur convenir. Une fois qu’on a sélectionné une famille, on fait une première visite au domicile pour voir si celle-ci n’a pas menti sur l’environnement. Si tout est bon, il y a quinze jours d’essai puis six mois comme famille d’accueil", détaillent Vanessa et Théo.

Ce n’est qu’au terme de cette demi-année que le chien est à leur nom. Un laps de temps pour protéger l’animal, dans l’hypothèse où les adoptants ne feraient pas l’affaire.

Dans le contrat, "très draconien", figurent les recommandations et toutes les conditions. "On inscrit tout ce qu’ils n’ont pas le droit de faire. S’ils transgressent le contrat, on récupère le chien. C’est déjà arrivé.Une fois que le chien est à leur nom, c’est beaucoup plus compliqué de le reprendre."

Pas de profil type chez les adoptants: des jeunes qui vivent dans un camion, une famille avec enfants ou encore une retraitée. L’important se résume en deux facteurs : l’environnement sain et l’amour distillé au chien qui en a si longtemps été privé.

Si vous voulez adopter un chien: skydogpaca@gmail.com


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.