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De la caserne au Jumping de Monte-Carlo

Mis à jour le 29/06/2018 à 05:13 Publié le 29/06/2018 à 05:12
Sylvain Pelletier gère l'équipe piste et les 11 personnes qui la composent.

Sylvain Pelletier gère l'équipe piste et les 11 personnes qui la composent. Au.C.

De la caserne au Jumping de Monte-Carlo

Arrivé là un peu par hasard, Sylvain Pelletier a pris goût à l'événement équestre de la Principauté. Il revient pour la sixième fois, toujours avec le même plaisir. Il nous raconte pourquoi

La belle histoire a commencé il y a six ans. Sylvain Pelletier, un Niçois de 32 ans, est appelé en renfort par Alizée Porée, membre de l'organisation du Jumping. « C'est une amie. Je l'avais déjà aidée pour le Jumping de Nice. Ça s'était bien passé, donc elle m'a demandé de venir à Monaco. »

Cinq potes sont réunis en 2012. Aujourd'hui, ils sont douze, avec Sylvain à leur tête. « On est une équipe faite de pompiers et de rugbymen principalement », détaille le trentenaire. Ce n'est donc pas les muscles qui manquent au sein de l'équipe de piste.

« Un cadre magnifique »

Pompier, rugbyman, il n'a aucun lien avec le monde équestre. « Je ne suis pas de ce milieu-là, mais la première fois, j'ai été agréablement surpris. » Conquis et même « ébahi », le Niçois se « prend au jeu ». « Je pose des congés pour venir. C'est un moment génial, une fois dans l'année dans un cadre magnifique. »

Le boulot de Sylvain consiste à mettre en place les circuits des concours, ramasser les obstacles qui tombent, contrôler que la compétition se déroule dans de bonnes conditions. « Les journées sont longues », jusqu'à 16 heures parfois. Mais le sacrifice en vaut la peine pour le pompier.

« Il y a pire comme travail »

Entre amis, il y a toujours une bonne ambiance. Au sein de l'équipe, ils aiment se lancer différents défis. « Le dernier soir, comme le concours est retransmis à la télévision, on a des impératifs de temps pour remettre le circuit en ordre, explique Sylvain. Chaque année, on essaie de battre notre record de temps de mise en place des obstacles. » Du challenge très formateur puisque le rugbyman a remarqué les progrès de son effectif qui intervient durant les pauses publicitaires. « Les premières années, on était toujours limite, on terminait quand l'antenne reprenait. Aujourd'hui on est large ! », assure-t-il fièrement. Son job, Sylvain le fait avec plaisir, même si les conditions de travail ne sont pas toujours évidentes. « Qu'il fasse beau ou qu'il pleuve, c'est difficile comme mission », avoue-t-il. La chaleur, souvent pesante à cette période de l'année en Principauté, n'aide pas l'équipe de piste. « Mais la pluie, comme il y a pu en avoir ce matin (hier), ce n'est vraiment pas le top. » Appelé à monter quatre circuits au cours de la journée, le groupe trouve le temps parfois un peu long. Mais Sylvain relativise : « Il y a pire comme travail. »

Le Niçois est aux premières loges pour voir le développement du Jumping de Monte-Carlo d'année en année. Il concède : « Connaître des gens à l'organisation, ça aide. Je ne sais pas comment ça se passe avec les autres postes mais chez nous, tous les ans il y a des améliorations. »

Si, du côté de l'effectif de piste, ils sont plus expérimentés et mieux organisés après chaque édition, les propositions faites par Sylvain sont souvent écoutées et prises en compte.

Pronostiquer le vainqueur

Au fil des années, on finit donc par y prendre goût. Sylvain participe en tant que bénévole au Jumping, avec Alexandre, son meilleur ami, qui fait partie des stable managers (chef d'écuries). « On a commencé à faire des pronostics du vainqueur et du podium du Grand Prix du dernier jour. » En jeu ? « Celui qui perd, paie sa tournée », rigole-t-il. Les deux hommes en sont à leur troisième pronostic cette année, avec pour l'instant une victoire chacun.

Quoi qu'il en soit, Sylvain « passe un bon moment » durant le Jumping international de Monte-Carlo. « C'est toujours très convivial ; on bosse la journée et on profite un peu le soir. » Mais pas trop quand même, parce que le lendemain il faut assumer et être à 9 heures tapantes sur la piste.

Pour que le spectacle soit parfait.


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