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De fausses annonces sur internet fort lucratives…

Mis à jour le 23/07/2016 à 05:10 Publié le 23/07/2016 à 05:10
La prévenue louait sur le site Airbnb des biens immobiliers en Principauté, qui ne lui appartenaient pas.

La prévenue louait sur le site Airbnb des biens immobiliers en Principauté, qui ne lui appartenaient pas. Cyril Dodergny

De fausses annonces sur internet fort lucratives…

Avec le phénomène grandissant d'uberisation de la société, louer un appartement en consultant les annonces déposées sur le site Airbnb (1) est devenu un jeu plutôt risqué.

Avec le phénomène grandissant d'uberisation de la société, louer un appartement en consultant les annonces déposées sur le site Airbnb (1) est devenu un jeu plutôt risqué. C'est d'ailleurs dans le cadre de cette économie collaborative qu'une résidente de la Principauté s'est rendue coupable d'un délit d'escroquerie.

Elle proposait à la location plusieurs logements situés sur le territoire monégasque sans être propriétaire, ni mandatée par les occupants. Elle prélevait rapidement les substantiels loyers versés par ses victimes sur le compte bancaire de son grand-père qui ignorait totalement la combine ! Une affaire juteuse… Et une drôle de surprise pour les parties Cette femme de trente-quatre ans devait comparaître à la dernière audience du tribunal correctionnel. Mais Jennifer a senti le vent tourner… Elle était absente à la barre…

Condamnée par défaut à six mois d'emprisonnement ferme, elle devra également restituer quelque 16 300 euros aux parties civiles.

Une « pro» de la tromperie

« Quand la prévenue a été entendue par les policiers et placée en garde à vue, précise le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, elle avait reconnu la location d'un premier appartement pour une somme forfaitaire de 2 400 €, sans autorisation du propriétaire. Le même mode opératoire a servi pour la période du Yacht Show : 6 000 € pour une villa au Cap Martin. Deux autres habitations lui ont permis de soutirer 1 300 € et 3 500 € à des personnes intéressées par des séjours en Principauté. Dès que les victimes viraient les sommes sur le compte prêté par son papy, cette femme, bien connue des services de police, retirait chaque montant au centime près. »

Rien d'étonnant, à la lecture des casiers judiciaires. Ce « pro » de la tromperie a déjà été condamnée par la justice monégasque pour escroquerie, stupéfiant, ivresse au volant. Deux autres mentions s'ajoutent sur le relevé français.

Dès lors, un particulier et une société demanderont des dédommagements, respectivement 2 800 € et 30 000 € au tribunal. Comment sont-ils tombés dans le panneau ? Simplement par souci d'économie. Car les nouvelles technologies offrent l'avantage de réduire les coûts de ce type de service et d'alléger des formalités administratives pour l'usager par la mise en contact direct entre propriétaire et particulier.

L'arnaqueuse en fuite

Pour cette femme, toujours en mal d'argent et qui vit aux crochets de ses différents compagnons, c'était une fourberie de plus. « Certes, elle connaît bien le système des petites annonces, ajoutera le procureur Cyrielle Colle dans son réquisitoire. Et son grand-père a failli être accusé de recel. Aujourd'hui, elle a fui Monaco malgré l'ordre de se présenter à cette audience. On ne sait pas où elle s'est cachée… Outre un désintérêt total pour la justice, elle n'a aucun respect pour ces sociétés qui apportent la renommée à la Principauté. Prononcez une peine sévère de prison ferme. »

Le tribunal ira dans le sens des réquisitions du ministère public.


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