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Dans les coulisses du parc fermé avant l’ultime journée

Mis à jour le 27/01/2019 à 05:16 Publié le 27/01/2019 à 05:16

Dans les coulisses du parc fermé avant l’ultime journée

Hier, les bolides ont quitté Gap pour rallier le port Hercule où les voitures ont passé la nuit. Aujourd’hui, les dernières spéciales promettent une vraie bataille avant la remise des prix

Le long des barrières du quai Albert-Ier, hier soir, difficile se faufiler pour se faire une place. Chacun veut entendre ronronner les moteurs des puissants bolides du rallye. Les premières voitures, parties de Gap vers 16h06 après un point mécanique, ont pointé le bout de leur carrosserie vers 19h20. Une haie d’honneur près du virage de la Rascasse comme comité d’accueil. Tous attendent les cadors de l’asphalte. Les Loeb, Ogier, Neuville et consorts. Sauf Alexandre Illy qui scrute l’arrivée du numéro 46, Philippe Baffoun. « L’an passé, une spéciale passait devant chez nous à Saint-Auban-d’Oze (Hautes-Alpes, N.D.L.R.). Il a fini dans le fossé. Comme je suis agriculteur, je l’ai tiré avec mon tracteur. Du coup, on a sympathisé et on l’a sponsorisé cette année », sourit-il.

« On va lui mettre la pression »

Un à un, les concurrents défilent sous la tente rouge de l’Automobile Club de Monaco. « On pointe leur arrivée dans le parc fermé. Ils avaient 4 heures pour faire la liaison depuis Gap mais il y avait un pointage en avance autorisé », détaille le chef de poste.

À chaque passage, le speaker officiel Franck Daumas distille quelques précieuses informations sur les équipages, leur placement au classement après douze spéciales. Ott Tänak et Thierry Neuville tracent sans s’arrêter au micro. « Ils doivent être pressés d’aller dormir », sourit le speaker avant de finalement voir débarquer, deux minutes plus tard, le pilote Hyundai, second derrière Sébastien Ogier à 4,3 (petites) secondes. « On va lui mettre la pression », lâche Thierry Neuville, conscient qu’il faudra en découdre sérieusement lors des quatre dernières spéciales, dont le mythique col du Turini.

« C’est ça qu’on aime »

Et, justement, une poignée de minutes plus tard, c’est le leader actuel du rallye Monte-Carlo qui se présente pour livrer son ressenti avant une ultime journée fatidique qui n’aura rien d’une balade dominicale dans l’arrière-pays azuréen. « Je sais que Thierry Neuville ne va rien lâcher. Mais c’est ça qu’on aime ! Se bagarrer à quelques secondes près. Le Turini, c’est piégeux. Le rallye Monte-Carlo est difficile », confie-t-il avant de vite déguerpir. Une bonne nuit de sommeil les attend. Car, demain à 6 h 22 pétantes, la première voiture désertera le parc fermé du port Hercule. Direction La Bollène-Vésubie pour la treizième spéciale.

Pour Marc et Pamela Dessi, en revanche, c’est bel et bien terminé. Le duo familial monégasque est 71e sur 73 équipages encore en lice. « Il fallait être dans les soixante premiers pour faire la dernière journée. On n’avait aucune prétention dans le classement. On s’est bien amusés ! Le terrain était piégeux et je me suis régalé en glissant et en faisant le spectacle, raconte le père de famille, quarante participations au compteur. Dans les deux premières spéciales, on a pêché et perdu beaucoup de temps. C’était impossible de le rattraper. »

Aujourd’hui à 15h sur le port, les vainqueurs se verront remettre le sacre par le prince Albert II.

Thierry Neuville, second au classement avant les quatre spéciales d’aujourd’hui.

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