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Dans les coulisses de l'enregistement télévisé

Neuf caméras enregistrent jusqu'à ce soir, tous les numéros présentés sous le chapiteau de Fontvieille de manière à produire un programme télévisé vendu dans le monde entier

CEDRIC VERANY Publié le 19/01/2016 à 05:03, mis à jour le 19/01/2016 à 05:03

Depuis douze ans dans l'ombre, il est le chef d'orchestre des images du cirque. Massimo Manganaro fait voyager dans le monde entier les prouesses du Festival international de Monte-Carlo.

Aguerri aux plateaux de télévision d'émissions populaires depuis quelques décennies, le réalisateur italien prend goût chaque année à repositionner ses caméras sur la piste aux étoiles monégasque. « Même si je suis rôdé, filmer le festival du cirque c'est un exercice très complexe, très humain, où tout peut arriver » lance-t-il dans un sourire.

Décontracté à la tête d'un barnum de 80 personnes pour coordonner la production télévisée, avec l'exigence réitérée de la princesse Stéphanie, que les neuf caméras soient le plus discrète possible pour ne pas gêner le public.

« Ne pas se reposer sur nos acquis »

Première étape, trois jours avec l'ouverture du festival, Massimo et sa script Corinne Jourde positionnent leur bureau au bord de la piste, à côté de l'équipe artistique. De là, ils suivent les répétitions de tous les numéros, scrutent, filment, décomposent. « Nous cherchons d'abord l'efficacité des caméras pour retranscrire le numéro à l'image. Et après cette session de répétitions, nous avons notre découpage du spectacle, chronométré ». De quoi bâtir le conducteur du programme.

 

Direction ensuite le car régie de France Télévisions, stationné derrière le chapiteau.

C'est de là que le réalisateur suit tout ce qui se passe sur la piste avec une multitude d'écrans qui rivalise presque avec le centre de surveillance de la Sûreté publique.

« Tous les jours de spectacle, à 16 heures, nous réunissons tous les cadreurs pour scruter les images de la veille et faire le point sur la façon de filmer les numéros » détaille Massimo Manganaro.

Un moment qu'il ponctue de son humour bien trempé qui ferait presque passé la prouesse de coordonner la captation vidéo du show pour une promenade de santé. « L'équipe est quasiment récurrente chaque année et garde ses automatismes. C'est un plus, on gagne en efficacité. Mais on ne peut pas se reposer sur nos acquis ».

Deux prises par numéro

Seules les quatre premières représentations et le gala sont filmés. « Ce qui fait, avec le programme qui s'alterne, que nous n'avons que deux prises par numéro pour les mettre en boite ». Les images, produites par la société Telmondis, avec le concours de France Télévisions, seront ensuite montées dans les prochaines semaines à Paris. Et il y a presque autant de versions du programme que des pays où il est diffusé. « Chaque chaîne nous passe commande du produit qu'il souhaite et après nous adaptons la durée ou le choix des numéros, avec cohérence » ajoute Massimo Manganaro. Ce qui ajoute à la tache, un petit air de virtuosité…

Offre numérique MM+

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