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Dans la Roya, on remet

Mis à jour le 13/11/2017 à 05:37 Publié le 13/11/2017 à 05:37
Maires de la Roya, conseillère régionale ainsi que députée ont visité le chantier.

Dans la Roya, on remet

Une visite du chantier de modernisation de la ligne ferroviaire a été organisée vendredi matin pour les élus locaux. Afin de leur permettre d'appréhender l'avancée de travaux… très attendus

Auréolés de leur récente victoire face aux poids lourds, les élus de la Roya se sont penchés, vendredi, sur un autre dossier qui les hante depuis des années. Le maintien de la ligne ferroviaire dans la vallée. Une source de tracas pour chacun d'entre eux, à laquelle une première réponse concrète vient d'être apportée. Avec le lancement des travaux de modernisation de la ligne Cuneo-Vintimille sur le tronçon Breil-Tende, le 4 septembre dernier, impliquant la fermeture de la ligne aux usagers sur ce tronçon.

À leur demande, une visite de chantier a ainsi été organisée par le maître d'ouvrage (SNCF Réseau) et ses partenaires, afin de leur présenter, sur le terrain, l'avancée de cette vaste opération, évaluée à 20 millions d'euros.

Sécurité avant tout

En gare de Breil-sur-Roya, qui sert de base travaux pour tout le chantier, ils sont ainsi nombreux à se présenter de bon matin. Parmi eux, les maires de Breil, Tende et Saorge, ainsi que des représentants des municipalités de Fontan et de La Brigue. La conseillère régionale Laurence Boetti-Forestier, accompagnée du directeur régional adjoint de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Ainsi que la députée dans la 4e circonscription, Alexandra Valetta Ardisson.

Première étape : un rapide exposé sur les tenants et les aboutissants du chantier, dans la salle de réunion du PC sécurité. Où divers écrans et systèmes d'affichage permettent de visualiser l'état des opérations au jour le jour.

« Nous souhaitons communiquer sur ces travaux attendus depuis bien longtemps, entame le directeur territorial de SNCF Réseau en Paca, Jacques Frossard. Nous avons pas mal bagarré pour signer une convention avec les Italiens en mars 2015. Entre autres pour qu'ils puissent intervenir sur le secteur français. Il a notamment fallu du temps pour se mettre d'accord sur la période d'intervention. Nous sommes finalement arrivés à une solution permettant de préserver la saison estivale dans la Roya. » Et si élus et habitants ont pu avoir l'impression que le chantier démarrait lentement, c'est que de gros efforts ont été faits pour la sécurité, avance-t-il. Les risques étant inhérents aux activités ferroviaires.

« L'objectif de cette première phase de travaux, c'est d'améliorer le niveau de sécurité des installations pour éviter l'arrêt de circulation qui nous pend au nez depuis 2010, année où les Italiens ont stoppé les gros investissements sur la ligne », embraie Cheikh Ndiaye, directeur des opérations chez SNCF Réseau. Expliquant que les travaux en cours concernent avant tout le remplacement des rails et du ballast sur certains tronçons (lire par ailleurs), la mise en place de filets de détection de chutes de rochers et de grillages de protection sur les falaises, ainsi que la rénovation de ponts-rails. Pour ce faire, de nombreuses entreprises franco-italiennes sont à pied d'œuvre. Coordonnées par la société Sferis. « Nous n'avons pas les moyens d'intervenir aujourd'hui sur les tunnels. Et une deuxième phase de travaux sera indispensable pour qu'on revienne aux conditions initiales », poursuit Cheikh Ndiaye, conscient que la ligne est « l'épine dorsale de la vallée. Elle a clairement un rôle économique et de désenclavement du territoire ».

Et à ce titre, le maire de Breil, André Ipert, insiste sur l'importance de réfléchir dès à présent au rétablissement de la ligne Breil-Vintimille. « Les bassins d'emploi sont en bas, sur le littoral. La voie ferrée n'est pas rentable au sens financier, c'est certain. Mais c'est de la rentabilité sociale. Si on ne veut pas que le pays devienne un ensemble de métropoles, c'est impératif. »

Au terme d'une discussion un peu houleuse - relative aux questions intrinsèquement liées de vitesse et d'argent (lire ci-dessous) - chacun s'équipe d'un casque et d'un gilet orange avant de monter dans un bus affrété pour l'occasion. Direction : le secteur de Vievola, à l'entrée du tunnel du col de Tende. Où une opération de renouvellement du ballast est en cours.

De 8 h à 22 h

Sur la route, les élus croisent un bus de substitution. Mis en place par la Carf durant les huit mois de travaux pour que la ligne ne s'arrête pas à Breil.

Une fois arrivés sur les lieux, les « visiteurs » demandent quels sont les horaires de travail. « Actuellement, c'est du 8h- 22h. Nous avions démarré avec du 8h-17h mais on essaye de faire le maximum maintenant », répond Cheikh Ndiaye. Avant les possibles intempéries d'hiver. Et pour que la ligne puisse rouvrir en mai 2018. Comme requis par la Région.


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